Au Royaume
Chronologie : 50 dates marquantes
Et si on avait à sélectionner une cinquantaine de moments historiques pour revenir sur la gestion clairvoyante du Royaume de ce conflit prémédité pour porter atteinte à son intégrité territoriale. Florilège.
1963
Le Maroc fait inscrire le territoire du Sahara occidental sur la liste des territoires non autonomes de l’ONU.
1965
L’ONU adopte, le 17 décembre, une résolution appelant à la décolonisation du Sahara, malgré l’opposition de l’Espagne et du Portugal et l’abstention de la France, du Royaume-Uni, des États-Unis et de l’Afrique du Sud.
1974
L’Espagne procède, en septembre, à un recensement de la population du Sahara. Le «Censo-1974» fait apparaître un total de 73.497 Sahraouis, dont 38.336 hommes et 35.161 femmes ; 35.909 recensés (18.876 hommes et 17.033 femmes) ont plus de dix-sept ans.
1975
Les troupes espagnoles du Sahara occidental quittent la ville de Dakhla, le 12 janvier. Ce qui mettra fin à la présence de l’occupant dans le territoire du Sahara marocain.
1975
Feu Hassan II lance, le 16 octobre, l’appel à l’organisation d’une marche populaire vers le Sahara, la Marche Verte, à la suite d’un avis rendu par la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye.
1975
Depuis la ville d’Agadir, feu Hassan II annonce officiellement le départ de la Marche Verte, le 5 novembre. Il déclara : «Demain, la Marche débutera.»
1975
Signature des accords de Madrid entre le Maroc, l’Espagne et la Mauritanie, le 14 novembre, établissant les conditions du retrait espagnol et la partition du territoire entre les deux pays. La Déclaration a été enregistrée le 9 décembre 1975 et publiée au Recueil des Traités des Nations unies.
1976
Déclenchement des affrontements à Amgala qui avaient failli se transformer en un conflit international entre les FAR et des troupes algériennes qui prêtèrent leur soutien au Polisario. Plus de 100 soldats et officiers algériens ont été faits prisonniers, dont l’actuel chef d’État-major, Essaïd Chengriha, durant ces combats entre les 27 et 29 janvier.
1976
Le Représentant permanent de l’Espagne à l’ONU informe, le 26 février, le Secrétaire général que le gouvernement espagnol mettait définitivement fin à sa présence au Sahara et se dégageait de toute responsabilité de caractère international.
1976
Reconnaissance de la RASD par l’Algérie le 6 mars. Rupture des relations diplomatiques algéro-marocaines.
1979
Le Maroc récupère Oued-Eddahab, anciennement rattaché à la Mauritanie, le 14 août.
1981
Feu Hassan II propose, le 26 juin, l’organisation d’un référendum d’autodétermination afin de régler la question du Sahara, lors du Sommet de l’Organisation de l’Unité africaine à Nairobi.
1984
Signature officielle de l’Union d’États entre le Maroc et la Libye, le 1er septembre. Une année auparavant, l’Algérie et la Tunisie avaient signé un traité de fraternité. C’était la tentative la plus sérieuse d’isoler diplomatiquement Rabat. La réponse du Maroc s’est matérialisée par la signature du traité d’union arabo-africaine dans lequel Kadhafi a annoncé la cessation de son soutien au Polisario. L’accord est finalement abrogé le 29 août 1986.
1985
Feu Hassan II annonce, le 9 juillet, le lancement du premier emprunt national pour les besoins du Sahara. L’opération s’est soldée par la collecte d’un montant de 1,65 milliard de dirhams. Les personnes physiques ont souscrit pour 35%, le reste l’étant par les sociétés et les banques.
1987
Un échange de prisonniers militaires algériens et marocains se déroule le 25 mai, à Zouj Bghal, poste-frontière situé à mi-chemin entre la ville marocaine
d’Oujda et la localité algérienne d’Akid Loutfi. Cette opération a permis la libération de 102 militaires algériens capturés par les FAR, le 29 janvier 1976
à Amgala, alors qu’ils combattaient dans les rangs du Polisario.
1987
Achèvement du sixième mur de défense marocain englobant les 7/8 du territoire du Sahara. Entre août 1980 et avril 1987, six murs de différentes longueurs ont été construits.
1988
Le Maroc et l’Algérie annoncent, le 16 mai, la normalisation de leurs relations diplomatiques au niveau des ambassadeurs, dans un communiqué commun diffusé simultanément dans les deux pays. Les relations entre les deux pays étaient interrompues depuis 12 ans.
1988
Javier Pérez de Cuéllar, alors Secrétaire général de l’ONU, présente une proposition de paix qui prévoit la signature d’un cessez-le-feu et l’organisation d’un référendum, le 11 août. Le document sera validé par les deux camps dès le 30 août, mais ne débouchera sur un arrêt officiel des hostilités qu’en septembre 1991.
1989
Omar Hadrami, ancien chef de la sécurité militaire des camps de Tindouf, rallie le Maroc le 9 août. Il avait pris contact avec l’ambassade du Maroc aux États-Unis pour demander une permission de retour au pays. Son retour a été suivi par celui de Guejmoula Bent Abbi (1991), Brahim Hakim (1993), Cheikh Ali Ould El Bouhali (2000), Lahbib Ayoub (2002), Kalthoum Elkhayat (2003), Hamatti Rabbani (2005) et Ahmadou Ould Souilem (2009), entre autres.
1990
La mission des Nations unies pour un Référendum au Sahara (Minurso) a été créée par la résolution 690 du Conseil de sécurité, le 27 juin. Elle a reçu pour mandat de surveiller les préparatifs et le déroulement du référendum d’autodétermination des populations du Sahara.
1994
Le 3 janvier, le Paris-Dakar traverse pour la première fois le Sahara marocain. La sixième étape relie Tan Tan à Dakhla sur une longueur de 953 km. Lors de la 7e étape, les participants ont rallié Nouadhibou au départ de Dakhla sur 570 km.
1996
Le Conseil de sécurité décide, le 29 mai, de suspendre le processus d’identification des personnes pouvant participer au référendum, «jusqu’à ce que les deux parties fournissent des preuves concrètes et convaincantes qu’elles sont résolues à reprendre et à achever ce processus sans y opposer de nouveaux obstacles, conformément au Plan de règlement».
1996
Une rencontre «secrète» a eu lieu entre des responsables du Polisario et du Maroc, les 11 et 12 septembre, placée sous l’égide des Nations unies et de Erik Jensen, l’envoyé personnel du Secrétaire général, Boutros Ghali.
1997
Le 17 mars, le Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, nomme l’ancien secrétaire d’État américain, James Baker, en tant qu’envoyé personnel au Sahara.
1997
Signature des Accords de Houston, le 16 septembre, entre le Maroc et le Polisario. Ils portent sur les modalités d’organisation du référendum, prévu pour le 7 décembre 1998.
2001
James Baker présente un projet d’accord-cadre sur le statut du Sahara occidental, le 8 mai. Ce projet prévoit une autonomie locale pendant cinq ans, suivie de l’organisation d’un référendum.
2004
Lancement, le 5 mars, du programme d’échange de visites entre les familles sahraouies du camp de Tindouf et leurs parents résidant dans les provinces marocaines du Sud. Le programme est piloté par le HCR, en coordination avec la Minurso et avec l’accord des deux parties.
2005
Les 404 derniers Marocains détenus par le Polisario débarquent, le 18 août, à Agadir à bord d’un avion affrété par le département américain de la défense. Ils ont été libérés suite à la médiation de Washington et après un accord entre le Comité international de la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge sahraoui.
2006
SM Mohammed VI annonce, lors d’un discours royal prononcé à Laâyoune, la création du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes. Le Corcas avait pour objet de mettre en phase le dossier du Sahara avec l’évolution de la politique nationale.
2007
Le Maroc présente au Secrétaire général de l’ONU, le 11 avril, l’Initiative marocaine pour la négociation d’un statut d’autonomie pour la région du Sahara.
2007
Le Conseil de sécurité des Nations unies adopte, le 30 avril, une nouvelle résolution (n° 1754) qui engage les parties à négocier «en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental». L’option du référendum est définitivement enterrée.
2008
Le 21 avril, l’envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU, Peter van Walsum, déclare que l’indépendance du Sahara occidental n’était pas, à ses yeux, «un objectif atteignable».
2010
Le 8 novembre, les forces de l’ordre ont démantelé le campement de Gdeim Izik, qui comprenait environ 6.500 tentes installées un mois plus tôt non loin de Laâyoune par des manifestants.
2012
Fin du 9e round, le 13 mars, des pourparlers informels sur le Sahara, sous l’égide des Nations unies, à Manhasset, dans la banlieue de New York (le 1er round a eu lieu en juin 2007). Deux mois plus tard, le Maroc retire sa confiance à l’envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU, Christopher Ross.
2012
À l’occasion de la Fête de la Marche Verte, le Souverain charge le Conseil économique, social et environnemental d’élaborer un nouveau modèle de développement pour les provinces du Sud. Le programme a été lancé en 2013 pour une enveloppe budgétaire de 77 milliards de dirhams, soit plus de 7 milliards de dollars, dédiés à des projets structurants.
2014
Mise en service du parc éolien de Tarfaya. Avec une capacité totale de 300 MW, il était considéré comme le plus grand parc éolien d’Afrique.
2015
Le Souverain annonce, le 6 novembre, la future réalisation d’une voie express, aux normes internationales, entre Tiznit, Laâyoune et Dakhla.
2016
Le SG de l’ONU, Ban ki-Moon, se rend, le 5 mars, dans les camps de Tindouf et parle explicitement d’«occupation» pour désigner le contrôle exercé par le Maroc sur le Sahara.
2017
Le Royaume réintègre l’Union africaine. Son retour a été entériné lors du 28e Sommet de l’UA à Addis Abeba, le 30 janvier, à la quasi-unanimité des chefs d’État et de gouvernement africains. Auparavant, le Maroc a ratifié l’Acte constitutif de l’organisation, déposé ses instruments de ratification et pu obtenir l’appui d’au moins 28 pays.
2018
Dans une résolution soumise plus tard à l’ONU, l’Union africaine, réunie en Sommet extraordinaire en Mauritanie, a trouvé un compromis pour permettre à l’UA de jouer un rôle dans ce dossier, sans pour autant se substituer à l’ONU. Une troïka mise en place par l’UA est le seul organe à s’occuper dorénavant de ce dossier.
2018
Tenue, le 5 décembre, de la première table ronde au sujet du différend régional sur le Sahara marocain au Palais des Nations à Genève, sous l’égide de l’envoyé personnel, Horst Köhler. Une deuxième table ronde a eu lieu en mars 2019.
2019
La Côte d’Ivoire ouvre le premier consulat honoraire à Laâyoune, le 26 juin. Le 18 décembre, Les îles Comores ont inauguré le premier consulat général au Sahara, à Laâyoune. Pour le Royaume, cette inauguration est «l’expression suprême de la marocanité du Sahara».
2020
Le Maroc intervient, le 13 novembre, au niveau du passage d’El Guergarat contre les milices du Polisario pour la sécurisation du flux des biens et des personnes.
2020
Le 10 décembre, Donald Trump annonce que les États-Unis reconnaissent la souveraineté du Maroc sur le Sahara. Une déclaration tripartite a été signée entre le Maroc, les États-Unis et Israël, le 22 décembre, consacrant cette reconnaissance.
2022
L’Espagne décide, le 18 mars, de soutenir le Plan marocain d’autonomie du Sahara occidental.
2024
Via une lettre adressée à SM Mohammed VI, le 30 juillet, par le Président Emmanuel Macron, la France reconnaît la marocanité du Sahara et appuie le Plan d’autonomie. Désormais, pour Paris, le présent et l’avenir du Sahara occidental s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine.
2025
Le Maroc et l’Union européenne ont signé, le 3 octobre à Bruxelles, l’échange de lettres amendant l’Accord agricole liant les deux parties. Lequel accord a été annulé auparavant par la Cour européenne de justice. De nouveau, les produits agricoles issus du Sahara marocain bénéficient des mêmes conditions d’accès préférentiel au marché européen que ceux du reste du Royaume.
