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Au Royaume

BCIJ : 90 cellules terroristes démantelées en huit ans

En étroite coordination avec la Direction générale de la surveillance du territoire, la guerre menée par le BCIJ a permis l’arrestation de 1.514 personnes, parmi lesquelles on compte 35 mineurs et 14 femmes.

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Bien avant, mais surtout depuis les attentats de Casablanca, le 16 mai 2003, le Royaume s’est lancé dans une lutte sans merci contre les réseaux extrémistes. Une lutte multidimensionnelle couvrant les aspects idéologiques, économiques, mais aussi sécuritaires.

Sur ce dernier front, tous les corps sécuritaires du pays sont mobilisés, dont particulièrement le Bureau central des investigations judiciaires (BCIJ). Et la vigilance paie. En effet, depuis sa création, il y a de cela huit ans, les éléments du BCIJ ont procédé au démantèlement de pas moins de 90 cellules, ce qui fait, en moyenne, une cellule terroriste démantelée chaque mois, et dont 84 se proclament clairement de Daech.

En étroite coordination avec la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), la guerre menée par le BCIJ a permis ainsi l’arrestation de 1.514 personnes, parmi lesquelles on compte 35 mineurs et 14 femmes.

Les efforts du Maroc en la matière ne sont pas cantonnés dans ses frontières. Pour preuve, le partenariat avancé qu’a développé le Royaume avec d’autres pays et qui en fait l’un des leaders dans ce combat mondial contre cette menace universelle. Ce qui s’est traduit, au fil des années, et à travers le partage des informations, par la mise hors d’état de nuire de plusieurs terroristes et groupes terroristes qui opèrent sous d’autres cieux.

À cela, il faut ajouter que le Royaume n’a eu de cesse de mettre son expertise avérée au service de ses partenaires, notamment de l’Afrique subsaharienne. Parmi les manifestations de cette collaboration tous azimuts, on retiendra le tout récent programme de formation en matière d’enquête antiterroriste, organisé courant mars dernier par le Bureau des Nations unies contre le terrorisme (UNOCT), dont le siège a été installé à Rabat et l’Université Al Akhawayn à Ifrane, dont ont bénéficié quelque 23 agents des forces de l’ordre originaires de six pays africains (Bénin, Burkina Faso, Tchad, Mali, Nigéria et Sénégal).