Au Royaume
Akhannouch : Les GST, un mécanisme visant l’unification de la décision sanitaire au niveau régional
Depuis Agadir, le Chef du Gouvernement a mis en avant la portée stratégique des Groupements sanitaires territoriaux. Loin d’un simple réaménagement institutionnel, la création des GST traduit une refonte en profondeur de la conception même de la santé publique, avec pour boussole l’expérience concrète du citoyen.
« Sous la direction avisée de Sa Majesté le Roi, notre pays a amorcé une transformation profonde du secteur de la santé, passant d’une gestion fragmentée à une approche intégrée au niveau national » a précisé Aziz Akhannouch qui présidait le Conseil d’administration des GST.
Ce changement ne relève pas d’un simple ajustement technique, mais d’une révision complète de la manière dont l’État conçoit la santé. Le passage de la gestion centralisée et dispersée à une gouvernance régionale intégrée marque un tournant majeur. Il ajoute : « Nous quittons le mode ‘’accumulation des moyens’’ pour privilégier l’organisation efficace des parcours de soins, la corrélation directe entre budgets et priorités, et l’évaluation rigoureuse des résultats ».
Le concept de groupe de santé territorial (GST) est au cœur de cette métamorphose. Il ne s’agit pas d’ajouter une nouvelle institution aux structures existantes, mais bien d’une mécanique stratégique visant à réorganiser les responsabilités, unifier la prise de décisions et lier la planification aux ressources et aux besoins réels. Cette organisation permet d’améliorer la performance, d’instaurer une culture de reddition de comptes, et de rendre la santé plus accessible et efficiente pour les citoyens.
L’enjeu fondamental n’est donc pas uniquement de créer des groupes de santé territoriaux, mais de changer radicalement l’expérience quotidienne du citoyen dans le système de santé. Les réformes ne sont pas évaluées par le nombre de réunions ou la taille des budgets, mais par la clarté du parcours de soins, la rapidité de la prise en charge, la solidarité effective, la qualité de l’accueil et la disponibilité des services.
Cela définit la « démocratie sociale » voulue par Sa Majesté, un État qui ne se limite pas à proclamer des droits, mais en organise véritablement les conditions d’accès, garantissant un cadre légal concret et surtout un impact tangible dans la vie des populations.
Enfin, la justice territoriale et l’équité dans le secteur de la santé sont des critères fondamentaux pour mesurer la réussite des politiques publiques, traduisant une vision plus humaine et inclusive du rôle de l’État dans le domaine sanitaire.
