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Agadir : Les enjeux de la mobilité des femmes en débat

La capitale du Souss a accueilli, ce lundi, le Sommet ‘’Women in Motion’’ dédié à la mobilité des femmes. La rencontre met l’accent sur une ville plus accessible, plus fluide et plus inclusive. Le débat s’inscrit dans la transformation urbaine engagée par la ville.

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À Agadir, la question de la mobilité ne se limite plus à l’offre de transport. Elle s’élargit désormais à la manière dont la ville est vécue, traversée et pratiquée au quotidien, en particulier par les femmes.

C’est tout l’intérêt du Sommet «Women in Motion», ouvert ce lundi dans la capitale du Souss sous la présidence du wali de la région, Saaïd Amzazi, en présence d’un ensemble d’acteurs institutionnels, de partenaires internationaux, d’opérateurs de transport, d’experts et de représentants de la société civile.

Organisé par la GIZ, en partenariat avec le ministère de la Transition énergétique et du développement durable, la wilaya de la région Souss-Massa et la SDL Agadir Mobilités, ce rendez-vous place au centre du débat une question rarement abordée de manière frontale : comment construire une ville plus accessible, plus fluide et plus inclusive à partir des besoins réels de déplacement des femmes.

Le choix d’Agadir pour accueillir cette rencontre n’est pas anodin. La ville est engagée depuis plusieurs années dans une phase de transformation urbaine portée par le programme de développement urbain et par la modernisation progressive de ses infrastructures de mobilité.

Dans son intervention, Saaïd Amzazi a rappelé que cette dynamique s’incarne notamment dans le renouvellement du parc de transport urbain, avec l’intégration de 247 nouveaux bus, mais aussi dans le lancement de la première ligne de BHNS Amalway Trambus, conçue pour répondre à des exigences de régularité, de confort et d’accessibilité.

Mais le Sommet va au-delà de la présentation d’équipements. Il ouvre un débat sur la qualité réelle de l’expérience urbaine. Car se déplacer en ville ne renvoie pas seulement à une question de trajet ou de temps. Cela touche aussi à la sécurité, à la lisibilité de l’espace public, à l’égalité d’accès aux services, à l’emploi, à l’éducation et, plus largement, à la participation à la vie sociale. À travers cette approche, Agadir cherche à inscrire la mobilité dans une lecture plus large de l’inclusion urbaine.

Les organisateurs ont d’ailleurs voulu ancrer cette réflexion dans le concret, à travers des visites de terrain et des ateliers pratiques autour de l’usage du vélo. L’idée est claire : relier les politiques publiques aux réalités vécues, et faire émerger des réponses adaptées aux usages quotidiens.

Ce sommet traduit ainsi une évolution importante dans la manière d’aborder la mobilité urbaine. À Agadir, il ne s’agit plus seulement de mieux transporter, mais de mieux penser la ville à partir de celles et ceux qui l’habitent. En plaçant les déplacements des femmes au cœur du débat, la ville pose une question essentielle : celle d’un développement urbain qui ne soit pas seulement moderne, mais aussi plus juste et plus inclusif.