Au Royaume
Accusations de Mohamed Ouzzine : L’ANME soutient son président
Suite à la la publication de propos visant Driss Chahtane et des membres de sa famille, l’Association nationale des médias et des éditeurs fustige des accusations qu’elle juge graves et infondées.
Le différend qui oppose Driss Chahtane, président de l’Association nationale des médias et des éditeurs (ANME), à Mohamed Ouzzine, secrétaire général du Mouvement populaire et ancien ministre, prend une nouvelle tournure.
Une publication récente de l’homme politique sur Facebook, mettant en cause le président de l’association dans des termes particulièrement sévères, est venue mettre une nouvelle couche à une opposition de plusieurs mois.
À travers un communiqué, le bureau exécutif de l’ANME a défendu son président. En cela, l’Association dit avoir accueilli avec consternation les propos publiés et rejette des allégations qu’elle présente comme graves et inacceptables.
Selon l’ANME, la polémique a franchi une limite supplémentaire dès lors qu’elle a concerné l’entourage familial de Chahtane. L’association considère que les affirmations diffusées à ce sujet portent atteinte à la réputation de son président et de ses proches et estime qu’elles peuvent donner lieu à des suites judiciaires.
Le bureau exécutif assure, dans ce contexte, son président de son entier soutien dans toute procédure qu’il jugerait utile d’engager. Il réaffirme également sa confiance en lui et en son intégrité personnelle et professionnelle.
Notons que l’ANME inscrit cet épisode dans une confrontation plus large entre Ouzzine et plusieurs médias, dont ceux appartenant au groupe Chouf TV.
Pour rappel, le différend remonte notamment aux débats ayant entouré le projet de loi relatif au Conseil national de la presse, avant de se déplacer progressivement sur le terrain des réseaux sociaux.
L’association indique que Chahtane avait déjà saisi le parquet dans le cadre de cette affaire et que les plaintes déposées depuis décembre 2025 n’auraient, à ce jour, pas encore donné lieu à un examen judiciaire.
Ceci dit, l’ANME affirme ne pas vouloir se laisser détourner de ses priorités. En conséquence, elle continuera à défendre ses positions et à œuvrer en faveur de la réforme du secteur de la presse et de l’édition.