Au Royaume
25 ans de réalisations en 25 mots clés (3/5)
Sous le règne de SM le Roi, le Royaume s’est complètement métamorphosé. Retour sur les moments forts et les thématiques phares d’une majestueuse épopée marocaine. Les 5 thématiques choisies ici sont : La Santé, les bidonvilles, le pouvoir d’achat, l’éducation et la formation professionnelle.
SANTÉ
De 69,5 ans à 77 ans d’espérance de vie
En 25 ans, le Marocain a gagné plus de sept ans et demi d’espérance de vie. C’est l’un des principaux indicateurs de progrès réalisés dans le domaine de la santé, depuis la réduction de la mortalité néonatale jusqu’au développement de la gériatrie, en passant par la lutte continue contre les épidémies. De la prévention aux soins, le système de santé s’est nettement développé, mais pas autant que souhaité. La pandémie du Covid19 a été un exemple de ce que l’État marocain était en mesure d’accomplir pour la santé de ses citoyens. Sa gestion de la pandémie dans toutes ses facettes, à commencer par le volet médical, est même citée en modèle. La pandémie de Covid-19 a suscité une prise de conscience selon laquelle le système de santé devait passer à un niveau supérieur. Cela a entraîné le début d’une réforme profonde. Le Royaume, qui jusqu’à présent ne disposait que de deux CHU, est sur le point d’en construire un dans chaque région, chacun étant adossé à une Faculté de médecine. Dans un autre registre, un nouveau parcours des soins a été imaginé. Avec la généralisation de l’AMO actée depuis décembre 2022 et qui couvre 24 millions de Marocains, le public et le privé ne feront plus qu’un, que ce soit en termes d’offre de soins que de formation. Le système de santé sera désormais géré de manière autonome dans chaque région, en fonction de ses besoins et de ses attentes. Autant dire que le Royaume a fait de grands pas vers l’adoption des standards internationaux en santé publique.
BIDONVILLES
De l’expansion à la résorption
Le combat contre la prolifération des bidonvilles est l’une des politiques publiques les plus marquantes de ces deux dernières décades. Le programme national de lutte contre l’habitat insalubre n’est certes pas arrivé au bout de ses ambitions, compte tenu des obstacles rencontrés au fil des années. Mais il poursuit son chemin, enregistrant des avancées remarquables. En 2024, le nombre de ménages vivant dans des bidonvilles, initialement recensés à 270.000 et répartis dans 85 villes, a augmenté de 72%, portant le total à 465.000 familles d’ici fin juin. Les efforts des gouvernements successifs ont permis d’atteindre 74% de l’objectif fixé, avec 347.277 familles prises en charge. Parmi celles-ci, 74% ont bénéficié de recasement, 17% ont été relogées et 11% ont bénéficié de programmes de restructuration. Autre motif de satisfaction, 61 villes sont actuellement attestées sans bidonvilles. Ces réalisations ont nécessité une enveloppe budgétaire totale de 45,7 milliards de dirhams, englobant une subvention du ministère de tutelle de 12 milliards de dirhams. Il reste actuellement 117.505 ménages. Ils sont concernés par un nouveau programme lancé par le gouvernement pour leur relogement dans des appartements F3. D’ici 2028, le Maroc ne devra compter plus aucun bidonville.
POUVOIR D’ACHAT
De la compensation aux aides directes
Un chiffre pour résumer l’évolution : de 1.540 dollars par an, le Revenu national par habitant a bondi à 3.700 dollars en 2023, selon les estimations de la Banque mondiale. Un multiple d’environ 2,5 à relativiser de surcroît par la croissance démographique. Mais aussi par une poussée inflationniste qui a d’ailleurs été inédite ces dernières années post-crise sanitaire. Il n’empêche, la préservation du pouvoir d’achat au Maroc a toujours été un souci majeur pour les gouvernants. C’est ce qui explique que certains ont longtemps privilégié un système de compensation aux denrées essentielles et à des exonérations fiscales actées ou tolérées pour l’informel. Deux leviers qui sont en cours de réforme avec le basculement vers l’attribution d’aides directes aux plus vulnérables, accompagnée d’une décompensation progressive des produits encore subventionnés. Un système qui a déjà démarré en décembre dernier et qui est appelé à concrétiser une nouvelle révolution sociale, comparable à celle de la généralisation de la couverture médicale. Quant aux logements, le nouveau mécanisme d’aide directe a déjà remplacé celui des exonérations fiscales accordées aux promoteurs.
ÉDUCATION
De l’analphabétisme à l’école pour tous
Depuis l’adoption de la Charte nationale de l’éducation et de la formation en 1999 jusqu’à la mise en œuvre de la Vision 2015-2030, le paysage éducatif marocain a subi des transformations majeures. Au cours de ces années, plusieurs réformes cruciales ont été lancées, telles que le Plan d’urgence «Najah», de 2009 à 2012, et la Vision stratégique de la réforme 2015-2030. Ces initiatives, nées d’efforts soutenus et constants, ont permis des avancées significatives. Parmi les réalisations les plus notables figure la réduction substantielle du taux d’analphabétisme, qui est passé de 43,2% en 2004 à environ 29% en 2017, avec pour objectif d’atteindre les 10% en 2026. Parallèlement, l’accès à l’éducation primaire s’est nettement amélioré, avec un taux de scolarisation dépassant aujourd’hui les 95%, marquant ainsi une progression notable par rapport aux années 2000. À cela s’ajoute le plan de réforme de l’enseignement public avec ses différentes composantes : méthodes pédagogiques innovantes, introduction de l’anglais, lutte contre l’échec scolaire… Et la réforme en cours promet de rendre à l’école publique ses lettres de noblesse.
FORMATION PROFESSIONNELLE
Des amphis surchargés aux universités privées
Le discours royal de 2019 a consolidé la place centrale de la formation professionnelle dans le nouveau modèle de développement du Maroc. Une feuille de route pour ce secteur a été tracée, marquée par une expansion significative des programmes de formation et la création de filières visant à exploiter les opportunités et les potentialités du monde rural, notamment à travers le tourisme rural, l’artisanat et l’industrie du terroir. De plus, une attention particulière est portée à l’évolution des métiers futurs, incluant l’intelligence artificielle, le digital-offshoring et les industries propres. Ces formations sont désormais intégrées dans les Cités des métiers et des compétences (CMC), des structures de nouvelle génération de l’OFPPT, présentes dans chaque région du Maroc, qui sont multisectorielles et multifonctionnelles. Ces CMC se distinguent par leur modèle d’alternance, permettant aux étudiants de combiner apprentissage théorique en centre de formation et expérience pratique en entreprise. Parallèlement, l’enseignement supérieur au Maroc traverse une transformation sans précédent, avec une feuille de route visant à moderniser ce secteur de manière significative. Quatre plans directeurs ont été établis pour chaque pilier : enseignement supérieur, recherche scientifique, innovation et transition numérique. Ces plans redéfiniront le paysage de l’éducation supérieure et serviront de référence pour guider la transformation du système éducatif à l’horizon 2030.
