L’artisanat pour booster l’employabilité des jeunes

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Les départements en charge de la formation professionnelle et de l’artisanat, avec l’appui de l’Union européenne, ont voulu écouter la voix des artisans, pour comprendre les défis de l’artisanat au Maroc et relancer la potentialité du secteur pour le Maroc de demain.

Si l’artisanat au Maroc représente l’un des secteurs à plus forte valeur ajoutée, en tant que fleuron du patrimoine matériel et culturel, il requiert de toute évidence davantage d’intérêt et de structure, pour constituer un créneau générateur de croissance.

La formation professionnelle s’impose donc comme une nécessité pour renforcer les compétences du secteur afin d’en élargir aussi le potentiel d’emploi.

Pour entendre la voix des artisans sur leurs besoins en compétences et formation, les départements ministériels en charge de la formation professionnelle et de l’artisanat, avec l’appui de l’Union européenne, ont mené une enquête nationale auprès de 650 unités artisanales et organisé 12 focus group. L’enquête a concerné différentes villes du Royaume (Casablanca, Rabat, Marrakech, Tanger, Fès, Meknès, Agadir et Oujda) et a couvert 178 métiers d’artisanat – de production et de service – qui ont été étudiés à la loupe pour comprendre les besoins en compétences spécifiques à chaque métier.

Ce travail a permis de vérifier la réponse à ces attentes qui est offerte aujourd’hui par la formation professionnelle au Maroc et d’avancer de propositions de révision des programmes de formations.

Parmi les conclusions, en plus des actions centrées sur l’apprentissage des métiers de l’artisanat, la recommandation principale qui ressort de l’étude est d’élargir l’offre aux compétences clés nécessaires pour favoriser le développement des unités artisanales (langues, marketing, technologie d’information et de communication, etc.).

A noter que ce travail qualitatif a été complété par une analyse quantitative et une estimation de besoin en compétences pour l’artisanat à l’horizon 2027, qui pourra être affinée dans le temps.

Egalement financé par l’Union européenne, un voyage d’études a été organisé, à Bruxelles, au profit de cadres des départements ministériels en charge de la planification de  l’offre de formation professionnelle pour le secteur de l’artisanat. Pour leur permettre de se confronter avec leurs collègues belges sur des questions comme l’anticipation des besoins en compétences et des formations. Inspirée par le modèle belge, la délégation marocaine a reconnu l’importance: des dispositifs de veille technologique et pédagogique, des compétences transversales ainsi que le rôle crucial du formateur dans la réussite de la formation et la lutte contre l’abandon des stagiaires, qui, pour ce faire, fort de son expérience dans les entreprises, a besoin à son tour d’une formation continue pour suivre les évolutions technologiques et pédagogiques.

Un chantier à suivre pour un véritable essor de l’artisanat marocain …

Vous souhaitez consulter les données et les résultats de l’Étude des besoins en compétences du secteur de l’artisanat au Maroc à l’horizon 2027?
RDV sur www.artisanat.muse.ma
L’application web mobile friendly qui vous permettra de naviguer, découvrir et comprendre le secteur de l’artisanat …dans toutes ses compétences..!


Particularités du modèle Bruxellois

L’expérience et l’expertise belges dans le domaine de la formation professionnelle et de l’artisanat sont notoires. La délégation marocaine a commencé par découvrir le Forem – le Service public de l’emploi et de la formation professionnelle en Wallonie – dont l’action opère auprès des demandeurs d’emploi pour le conseil, l’orientation et des formations, ainsi qu’auprès des entreprises pour le conseil et l’accès aux aides et dispositifs publics.
La délégation s’est également rendue à Bruxelles Formation, qui est un organisme public chargé de la formation des adultes francophones en région bruxelloise depuis 1994. Les diverses activités de l’institution et les nombreux types de formation en ont fait un opérateur clé de formation et régisseur de l’offre à Bruxelles. Par la suite, la visite a concerné le centre de formation en alternance, EFP- SFPME, où on vient développer son talent dans plus de 70 métiers de secteurs divers – tels que l’alimentation, le commerce, la construction, l’art, le bien-être, la mobilité, l’électrotechnique, les services, etc… – en vue d’une réorientation professionnelle ou de création de PME.
Les cadres marocains ont découvert ensuite l’IFAPME, un organisme d’intérêt public subventionné par la région wallonne, où la formation est organisée en alternance, sur la base d’une identification des besoins tout en donnant des avis et des recommandations à la demande du gouvernement.
Finalement, la visite au CEDEFOP: le centre européen pour le développement de la formation professionnelle, une agence décentralisée de l’Union européenne qui apporte son soutien dans l’anticipation des besoins et l’élaboration de la politique européenne en matière d’enseignement et de formation professionnels, tout en contribuant à sa mise en œuvre.
Ces institutions et organismes interviennent dans un système pays, où la valorisation des formations – qualifiante ou en alternance – est assurée par un dispositif de reconnaissance des certifications (le CeCAF) à l’échelle nationale Belge qui répond aux exigences du Cadre Européen de Certification (CEC).

Lors des échanges, la délégation marocaine s’est également arrêtée sur le modèle de mise en place des formations professionnelles en Belgique, qui prévoit l’implication des entreprises non seulement au sein de l’entreprise, mais également dans les centres de formation, en finançant l’achat du matériel des ateliers dans plusieurs cas.