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Quels produits privilégier en 2025 ?

Le marché actions est le plus recommandé pour l’année prochaine. D’ailleurs, les investisseurs devraient continuer à privilégier la Bourse, compte tenu des perspectives de croissance des sociétés cotées, mais aussi de la baisse tendancielle des taux.

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Maintenant que le marché actions a enregistré une année 2023 des plus favorables et que le marché des taux a clôturé l’année comme il l’a commencé, sur une note confortable, quels produits privilégier en 2025 ? Les produits de taux pourraient-ils inverser leur tendance ? C’est peu probable. Rien ne le présage en tout cas, selon des professionnels du marché.

L’émission obligataire sur les marchés étrangers attendue au premier trimestre de l’année prochaine devrait inscrire les taux sur une tendance encore plus calme qu’elle ne l’est déjà. À cela s’ajoute le dernier abaissement du taux directeur de 25 points de base, à 2,5%, dont les effets se poursuivront jusqu’au début 2025.

D’ailleurs, dans ce cadre, Attijari Global Research anticipe une nouvelle réduction, dans un contexte de «reflux des tensions inflationnistes et des nouveaux défis économiques du pays». Il faut dire aussi que la Loi de finances 2025 table sur un allègement du déficit budgétaire qui devrait se situer à 3,5% contre 4% en 2024.

En dépit des dépenses à engager de 453,3 milliards de dirhams, liés notamment à la mise en œuvre des grands chantiers entamés (protection sociale, réforme des secteurs de l’éducation et de la santé, aide directe au logement), le gouvernement compte les rationaliser, en assurant des ressources autres que le recours au marché intérieur, à l’instar des financements innovants, l’optimisation du portefeuille public, ainsi que la poursuite de la réforme des établissements et entreprises publics.

Au regard de ces éléments, et si aucune variable ne vient perturber cette donne, les taux obligataires devraient maintenir leur tendance baissière, au grand bonheur des OPCVM investis en obligations qui devraient se valoriser.

Marché actions, une orientation mécanique
Cette conjoncture devrait ainsi inciter les investisseurs à continuer à s’orienter automatiquement vers le marché actions. «Il gagne en compétitivité compte tenu du niveau bas des taux. Malgré une valorisation qui commence à augmenter, le marché présente encore un potentiel de hausse», estime un analyste.

Cette croissance serait portée par des clignotants toujours au vert des indicateurs macroéconomiques et par les différents chantiers lancés et en cours. Autrement dit, «les sociétés cotées ont toujours la capacité de dégager des bénéfices importants, vu qu’elles rentrent dans un cycle d’investissement assez long, qui devrait porter ses fruits sur le moyen et long terme», explique notre source.

Les secteurs attractifs devraient demeurer les mêmes, à savoir l’immobilier, le BTP, mais aussi les bancaires et la santé. «En dépit du fait que le cours en Bourse ait plus que doublé pour certaines, il ne s’agit que d’un rattrapage, puisqu’elles ont été malmenées auparavant», estime-t-il.

Le meilleur exemple est celui de Résidences Dar Saada ou encore Jet Contractors qui, après de fortes contre-performances, ont réussi à inverser complètement la donne. Maintenant que certaines valeurs ont enfin récupéré le niveau de valorisation qu’elles méritent, elles devraient continuer à augmenter en fonction de leurs réalisations.

D’ailleurs, les résultats annuels de cet exercice seraient portés essentiellement par les industrielles et les immobilières, alors qu’il l’était en 2023, notamment par le secteur bancaire.

Ce dernier est également à privilégier. Ampleur des investissements publics, dynamique de l’activité commerciale, maîtrise du coût du risque…, autant d’éléments qui jouent en faveur des valeurs bancaires qui devraient connaître un bon potentiel de hausse des cours.

Le secteur de la santé n’est pas en reste. Akdital attire toujours les investisseurs, vu son programme d’investissement et son maillage territorial, ainsi que sa maîtrise du taux d’endettement. Pour sa part, Maroc Telecom est mis sous surveillance. «le point d’incertitude reste le dividende que le groupe pourrait éviter de distribuer, vu la provision de 6 milliards de dirhams qu’il a constituée suite à l’amende payée à Wana Corporate».

Le marché actions est ainsi voué à un bel avenir, du moins en 2025. Il n’empêche qu’il devrait connaître des corrections par moment, mouvement initié par des investisseurs, souhaitant récupérer leur mise.