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Pétrole : Les cours suspendus aux négociations américano-iraniennes en Suisse
Vers 9h50 GMT (11h50 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, perdait 1,71% à 79,19 dollars.
Les cours du pétrole demeurent indécis ce lundi, suspendus aux négociations en Suisse entre les États-Unis et l’Iran, dont la première séance a permis d’enregistrer des progrès, malgré de vives tensions.
Les délégués iraniens ont quitté la table pour protester contre un message de Donald Trump jugé «insultant» qui menaçait de reprendre les frappes américaines. Mais les négociations ont continué par l’intermédiaire des médiateurs pakistanais et qataris.
À l’issue de cette première session, les deux parties se sont mises d’accord sur une «feuille de route» afin de conclure, dans les 60 jours, un accord définitif visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par des frappes israélo-américaines sur l’Iran le 28 février.
Elles se sont également accordées sur une «ligne de communication» destinée à sécuriser le transit dans le détroit stratégique d’Ormuz, où circule d’ordinaire un cinquième du pétrole mondial.
La Suisse a annoncé dans la foulée ce lundi matin la tenue «immédiate» de discussions techniques.
«Pour l’heure, les investisseurs restent confiants que la lumière au bout du tunnel n’est pas un train express arrivant en sens inverse, et que le pétrole continuera de circuler sans interruption par le détroit d’Ormuz», relève Tamas Varga, analyste de PVM Energy.
Vers 9h50 GMT (11h50 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, perdait 1,71% à 79,19 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juillet, gagnait 0,52% à 77 dollars.
«La situation est loin d’être claire», remarque Patrick Munnelly, de Tickmill, soulignant qu’outre les menaces de Donald Trump, Téhéran a aussi «laissé entendre qu’il pourrait refermer le détroit».
Le marché ne valorise «pas la paix, mais une probabilité moindre du scénario du pire. La nuance est importante», ajoute-t-il, relevant que «le statut opérationnel d’Ormuz reste opaque».
