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Budget

PLF 2025 : L’investissement public au plus haut

Santé, éducation, transports, énergies, mines, eau potable… L’investissement public maintiendra la cadence en 2025 avec une nouvelle enveloppe record allouée. Les principaux chiffres à retenir.

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Plus de 340 milliards de dirhams ! C’est le montant historique de l’investissement public mobilisé par le gouvernement dans le cadre du projet de Loi de finances 2025.

C’est 5 milliards de dirhams de plus qu’en 2024, année déjà record en termes d’investissement public mobilisé. Depuis trois exercices, cette enveloppe budgétaire n’a d’ailleurs cessé de croître, passant de 230 milliards de dirhams en 2020 à 340 milliards en 2025, en augmentation de 47,8% !

En somme, l’État continue d’assumer pleinement son rôle de catalyseur de la croissance et de la création d’emplois, malgré les contraintes budgétaires.

L’enveloppe d’investissement pour 2025 est répartie entre le Budget de l’État (budget général, comptes spéciaux du Trésor et services de l’État gérés de manière autonome) pour un montant de 120,5 milliards de dirhams, les Établissements et les entreprises publics pour près de 138 milliards de dirhams, et le Fonds Mohammed VI pour l’investissement pour 45 MMDH.

Les collectivités territoriales bénéficieront, quant à elles, d’une enveloppe conséquente de 21,5 milliards de dirhams, tandis que le Fonds spécial pour la gestion des effets du tremblement de terre ayant touché le Royaume se voit octroyer une enveloppe de 15 milliards de dirhams.

Les secteurs sociaux en pôle
Consolidation de l’État social oblige, les investissements portés par le Budget de l’État seront en grande partie consacrés aux secteurs sociaux.

Un effort notable est également dédié aux départements de l’Équipement et de l’eau. Ainsi, pour le ministère de l’Éducation nationale, les investissements massifs dans les infrastructures scolaires vont se poursuivre en 2025. Il sera doté d’un budget de 87,7 milliards de dirhams, dont 8,2 milliards de crédits d’investissement.

Les investissements dans le secteur ciblent notamment la généralisation de l’enseignement préscolaire. Par ailleurs, pas moins de 181 nouveaux établissements scolaires seront construits.
La Santé n’est pas en reste. Engagé dans une profonde réforme, le secteur bénéficiera lui aussi d’une enveloppe d’investissements conséquente de 9 milliards de dirhams (sur un budget total de 32,6 milliards de dirhams).

Dans le but de consolider l’offre de soins, une panoplie de projets sont dans le pipe pour 2025, dont la poursuite de la construction et de l’équipement des CHU de Laâyoune, Rabat, Guelmim, Béni Mellal et Errachidia. L’objectif étant de doter chacune des douze régions du Royaume de son propre CHU.
Pour le ministère de l’Équipement et de l’eau, les crédits d’investissement prévus dépassent les 17 milliards de dirhams.

Une enveloppe qui servira notamment à poursuivre, en 2025, le programme de construction de 17 grands barrages sur l’ensemble du Royaume, la réalisation de 5 projets routiers et autoroutiers (dont l’autoroute Guercif-Nador) ainsi que la mise en œuvre des nombreux projets portuaires et aéroportuaires.

Investissements des EEP : OCP largement en tête
Les établissements et entreprises publics vont une nouvelle fois largement participer à l’effort d’investissement avec une enveloppe de plus de 138 milliards de dirhams, dont 103 milliards attribués aux EEP du périmètre de l’Agence nationale de gestion des participations de l’État.

Ces dernières sont en charge de la mise en œuvre de chantiers stratégiques pour le Maroc, mais aussi des préparatifs de l’organisation de la Coupe du monde 2030.
Trois établissements publics se partagent plus de la moitié du montant d’investissement prévu par les EEP.

Le groupe OCP arrive en tête avec quelque 45 milliards de dirhams d’investissements projetés en 2025. L’ONEE suit en deuxième position avec des investissements prévus de l’ordre de 13,8 milliards de dirhams.

En troisième position, on retrouve les Académies régionales de l’éducation et de la formation (AREF) qui se voient attribuer une enveloppe de 7,5 milliards de dirhams.
D’autres EEP phares sont engagés dans des programmes d’investissement sur trois ans. C’est le cas de l’ONDA qui mobilisera une enveloppe de 12,3 milliards de dirhams pour la période 2025-2027, essentiellement dédiée à l’extension de plusieurs aéroports. Le programme d’investissement de la Société nationale des Autoroutes du Maroc (ADM) devrait, quant à lui, atteindre 7,74 milliards de dirhams.

Une partie de ce volume servira à la réalisation de l’autoroute continentale Rabat-Casablanca. Quant à l’ONCF, un investissement de 9,8 milliards de dirhams est programmé pour les trois prochaines années.

Il sera dédié à l’acquisition du nouveau matériel roulant, la construction des ateliers d’entretien et la maintenance des infrastructures. Précision importante : ce budget ne prend pas en compte le plan de développement ferroviaire à engager dans le cadre de la préparation de l’organisation de la Coupe du monde 2030 pour un coût estimé à 87 MMDH et intégrant plusieurs composantes, notamment l’extension de la ligne à grande vitesse.
Au final, l’effort d’investissement consenti par le gouvernement dans des secteurs stratégiques reflète sa ferme détermination à transformer durablement les fondements socioéconomiques du pays.

Encore faut-il que l’ensemble des crédits d’équipements soient exécutés. Sur ce point, des progrès notables ont été réalisés ces dernières années. En effet, le taux d’émission est passé de 77,9% en 2019 à 82,3% en 2023.