Un conseil de discipline de la CGEM réuni pour le cas Abdelilah Hifdi

Le président de la Fédération des transports s’est incrusté membre du Conseil supérieur de l’éducation… au nom d’un syndicat. Mais l’hérésie a fait long feu puisqu’il va devoir démissionner sous la pression de l’instance disciplinaire du patronat.

C’est avec stupeur que l’opinion publique avait découvert, en novembre dernier, que le sulfureux président de la Fédération des transports, Abdelilah Hifdi, s’était reconverti en syndicaliste. Son nom est apparu dans la liste des nouveaux membres du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS), en tant que représentant de l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM). Le syndicat présidé par Naam Myara, président de la Chambre des conseillers, avait curieusement porté son choix sur Abdelilah Hifdi qui est questeur de la Chambre, en tant que représentant du groupe parlementaire de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM).

Un élu du patronat qui s’improvise syndicaliste, juste pour se frayer une place dans un conseil régissant un secteur où il a des intérêts de surcroît, ça faisait vraiment tache. C’est ce qui a provoqué la convocation d’un conseil de discipline de l’instance patronale, jamais réuni de son histoire jusqu’à la semaine dernière, selon plusieurs membres de la CGEM.

« Abdelilah Hifdi a été sommé de présenter sa démission du CSEFRS. Il est inadmissible de voir un membre influent du patronat avec une casquette syndicale alors que nous sommes en cours de négociation avec les partenaires sociaux de textes législatifs de haute importance, pour ne citer que celui relatif au droit de la grève », nous confie une source proche du bureau de la CGEM.

Selon la présidence du CSEFRS, Abdelilah Hifdi n’a toujours pas soumis de démission officielle. De son côté, le principal intéressé n’a pas jugé utile de répondre aux sollicitations de La Vie Eco. Affaire à suivre !