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Transition énergétique: À Lausanne, Benali met en avant les avancées du Maroc

La ministre de la Transition énergétique et du développement durable a mis en avant les progrès en matière d’efficacité énergétique et d’autoproduction, présentés comme des leviers de « démocratie énergétique », portés par une réforme législative accélérée à la suite de la crise énergétique de 2023.

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La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leïla Benali, a animé vendredi soir une conférence sur les « enjeux énergétiques et climatiques » à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), devant un parterre d’étudiants, d’enseignants et de représentants institutionnels et diplomatiques.

Intervenant à l’invitation de l’Association des Polytechniciens marocains de Lausanne (APML) et du Model United Nations de l’EPFL, la ministre a présenté la transition énergétique comme une recomposition sociale et politique profonde, redéfinissant les chaînes de valeur, les équilibres géostratégiques et le contrat social entre États et citoyens — bien au-delà d’une simple transformation technologique.

Benali a également mis en lumière l’interdépendance croissante entre transition énergétique et intelligence artificielle, deux dynamiques qui bouleversent simultanément les infrastructures, les besoins en métaux critiques et les modèles industriels.

Sur le volet marocain, elle a dressé un bilan des réformes engagées depuis 2021, soulignant une nette accélération des investissements : près de 3 gigawatts d’autorisations en énergies renouvelables accordés en trois mois cette année, un rythme d’investissement triplé dans le secteur et multiplié par cinq dans les réseaux électriques. À ce rythme, le Maroc devrait atteindre avant 2030 son objectif de 50% de capacité installée en énergies renouvelables.

La ministre a par ailleurs mis en avant les progrès en matière d’efficacité énergétique et d’autoproduction, présentés comme des leviers de « démocratie énergétique », portés par une réforme législative accélérée à la suite de la crise énergétique de 2023.

Mme Benali a toutefois insisté sur le défi central que représente la continuité des réformes dans la durée, appelant les étudiants à s’engager dans cette « aventure humaine » et à cultiver rigueur scientifique et ouverture internationale pour faire face aux crises systémiques contemporaines.

La conférence a été suivie d’un débat nourri, notamment autour des répercussions du blocage du détroit d’Ormuz sur les équilibres énergétiques mondiaux.