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RER: ONCF élargit le périmètre à Tanger et à la zone industrielle de Kénitra
Ces deux corridors s’inscrivent dans le périmètre géographique défini par l’ONCF dans le cadre d’un appel d’offres portant sur la réalisation d’études de marché destinées à cerner les besoins des futurs usagers du réseau Mass Transit. Les détails.
L’Office national des chemins de fer (ONCF) franchit une nouvelle étape dans la mise en place du futur réseau de transport ferroviaire métropolitain. L’entreprise dirigée par Rabie Khlie vient d’intégrer deux corridors stratégiques, Tanger et la zone industrielle de Kénitra, dans le tracé du réseau express régional (RER), élargissant ainsi le périmètre de son projet Mass Transit.
Dans le détail, le corridor de Tanger couvre plusieurs stations clés, notamment Tanger Ville, Aouma, Deux Mers, le Stade de Tanger, les Facultés et l’aéroport Ibn Batouta.
De son côté, l’axe de Kénitra englobe Kénitra, Kénitra Medina, Sidi Ichou, Sidi Yahya, Sidi Slimane, Sidi Kacem ainsi que l’Atlantic Free Zone. Ce dernier tronçon revêt une importance particulière en raison de sa vocation industrielle, avec un fort potentiel de trafic lié aux déplacements quotidiens des employés et opérateurs économiques.
Ces deux corridors s’inscrivent dans le périmètre géographique défini par l’ONCF dans le cadre d’un appel d’offres portant sur la réalisation d’études de marché destinées à cerner les besoins des futurs usagers du réseau Mass Transit.
Au-delà de Tanger et Kénitra, l’étude, budgétisée à 3,9 millions de dirhams (MDH), couvre également trois axes urbains majeurs déjà identifiés. A savoir le corridor reliant le Stade de Benslimane à Casa-Port et à l’aéroport Mohammed V, l’axe Kénitra-Salé-Rabat-Témara-Skhirate, ainsi que la liaison Marrakech-Benguerir. Autant de zones à fort enjeu de mobilité, caractérisées par une densité urbaine élevée et des flux pendulaires importants.
Cette étude stratégique, prévue sur une durée d’environ cinq semaines, vise à quantifier la demande actuelle et future en transport ferroviaire métropolitain. Elle ambitionne également d’analyser les comportements de mobilité des usagers, notamment les critères déterminants dans le choix du mode de transport, tels que le temps de trajet, le coût ou encore l’accessibilité.
Calibrer la demande et segmenter les usagers
La segmentation de la clientèle, en vue d’adapter les services aux profils et aux attentes des usagers, ainsi que la définition d’un positionnement pertinent du Mass Transit à l’échelle nationale, font également partie des objectifs de l’étude.
Le dispositif prévoit notamment une enquête quantitative nationale portant sur un échantillon de 11.000 personnes réparties sur les cinq zones ciblées. Celui-ci comprend 7.500 voyageurs occasionnels et touristes, 2.000 personnes non mobiles identifiées à partir de bases de données, ainsi que 1.500 abonnés de l’ONCF circulant dans les zones concernées par le futur RER.
Le futur réseau Mass Transit s’inscrit dans une dynamique globale de modernisation du transport public au Maroc. Pensé comme complémentaire au développement de la LGV Kénitra-Marrakech, il ambitionne de fluidifier les déplacements quotidiens dans les principales aires métropolitaines et de renforcer la connectivité entre centres urbains et périphéries.
Le projet entend également consolider l’intermodalité avec les autres modes de transport, notamment les tramways, les bus à haut niveau de service (BHNS) et les réseaux urbains. L’enjeu est d’offrir une expérience de mobilité intégrée et optimisée pour les usagers, notamment dans la perspective de la co-organisation par le Maroc de la Coupe du monde 2030.
Un événement planétaire qui exigera des systèmes de mobilité performants, fluides et interconnectés. Le nom du prestataire retenu sera connu le 13 mai prochain.
