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Résidences pour séniors : Un créneau pas encore mature

Les résidences de luxe pour séniors commencent à voir le jour au Maroc ces dernières années, attirant une clientèle variée séduite par les charmes de ce type d’hébergement.

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De plus en plus d’étrangers choisissent de passer leur retraite au Maroc, attirés par la douceur de vie, le climat agréable et le coût de la vie largement plus abordable qu’en Europe. Plusieurs promoteurs ont flairé le bon filon et construisent, ces dernières années, un certain nombre de résidences de luxe réservées à cette clientèle.
Parmi ces résidences d’exception, Dyar Shemsi, avec sa résidence L’Orangeraie située près de Taroudant, se distingue par son cadre verdoyant et ses services haut de gamme, offrant une expérience de vie sereine et conviviale pour les séniors ainsi que pour les jeunes actifs désireux d’investir dans une résidence secondaire. Créé en 2010, le projet s’est d’abord orienté vers une clientèle de séniors étrangers cherchant à s’établir au Maroc. «Au début, il était orienté vers des séniors voulant profiter du climat, du beau temps, du coût de la vie. La proximité avec la France, la Belgique ou autres jouait également dans leur choix», explique Sofia Bonnassi, commerciale chez Dyar Shemsi. Toutefois, au fil des années, Dyar Shemsi a attiré un autre segment de clientèle, composé de jeunes actifs marocains et de Marocains résidant à l’étranger (MRE), ainsi que d’étrangers âgés de 40 à 50 ans. Ces personnes voient dans cette résidence de luxe une opportunité d’investir dans une résidence secondaire au Maroc, tout en ayant la possibilité de s’y installer définitivement quand elles le souhaitent.

Des villas à 1,25 million de dirhams
L’offre de ce promoteur comprend des villas d’une, deux ou trois chambres, adaptées à tous les budgets. Le cadre verdoyant de la résidence, qui s’étend sur 28 hectares, dont seulement 20% sont construits, séduit les résidents en quête de tranquillité et d’espace naturel. «Nos prix varient entre 1,25 million jusqu’à 3,3 millions de dirhams pour les plus grandes villas. La finition est évidemment de haut de gamme. Le cadre est verdoyant. Sur les 28 hectares, il n’y a que 20% de construit, le reste c’est la verdure, des lacs artificiels, avec des services à l’intérieur. Nous disposons également d’une supérette, d’un spa, d’une bibliothèque, de terrains de tennis et d’un petit practice de golf», précise Sofia Bonnassi. En somme, tout est fait pour que le résident ne sorte pas de chez lui, il trouvera à sa disposition des vélos, golfettes et autres véhicules légers pour se déplacer dans le vaste domaine.
La région d’Agadir, où se trouve la résidence, abrite également une autre résidence de luxe similaire, nommée résidence Naama, située dans la capitale du Souss. Il en existe également dans d’autres villes, comme à Marrakech, même si le climat particulièrement chaud peut ne pas convenir à cette clientèle à la santé fragile. Le phénomène des résidences de luxe pour séniors au Maroc attire une clientèle variée, tant nationale qu’internationale, séduite par le charme et les avantages de ce type d’hébergement. Mais ces résidences ne se comptent encore que sur les doigts d’une main. Avis aux investisseurs.


Retraités étrangers : Un régime fiscal attractif
Le Maroc offre des avantages fiscaux attractifs aux retraités étrangers qui choisissent de s’installer dans le pays pour y passer leur retraite. Ils bénéficient d’un abattement de 55% sur le montant brut annuel de leur pension de retraite, jusqu’à 168.000 DH, et un abattement de 40% au-delà de cette somme. Autrement dit, un retraité plutôt modeste ne paiera quasiment rien au fisc marocain. À noter qu’il n’y a pas d’impôt sur la fortune ni de droits de succession. Des accords entre la France et l’État marocain prévoient un abattement fiscal au bénéfice des retraités français pouvant aller jusqu’à 80%. Atout non négligeable, du coup, ils préfèrent le Royaume à d’autres destinations européennes, moins attractives. En outre, l’État ne perçoit rien si le retraité souhaite louer son bien lors des trois premières années.