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Région Fès-Meknès : De l’émergence à l’accélération industrielle
• La région met à profit la nouvelle stratégie de relance industrielle déployée à l’échelle nationale.
• Le bi-pôle Fès-Meknès concentre 80% de son tissu industriel • A Fès, Alstom Cabliance vient de lancer une nouvelle ligne de production des transformateurs embarqués.
Avec une histoire d’industrialisation longue de plus de 60 ans, la région de Fès-Meknès se démarque par sa forte capacité à s’adapter aux mutations que connaissent les économies nationale et mondiale.
En 2021, la région a poursuivi sur sa lancée en matière de redynamisation de son tissu industriel, désormais orienté vers de nouvelles filières et des secteurs à forte croissance et valeur ajoutée.
Avec l’installation récente de grands groupes de renom dont Alstom Cabliance, spécialiste en fabrication et montage des câbles et armoires électriques, qui vient d’annoncer la création à Fès d’une nouvelle ligne de production des transformateurs embarqués d’un investissement de 10,5 millions d’euros, Fès-Meknès est en passe de devenir un véritable pôle d’attractivité pour les équipements automobile et ferroviaire, mettant à profit, ainsi, ses plateformes d’accueil opérationnelles et compétitives.
Comptant sur le bi-pôle Fès-Meknès qui concentre 80% de son tissu industriel, la région met à profit la nouvelle stratégie de relance industrielle déployée à l’échelle nationale et la multitude d’opportunités d’investissement au niveau régional, consolidé par le nouveau Plan de développement régional (PDR), en cours de mise en œuvre, dans le cadre, entre autres, d’un contrat programme État-Région, dotée de plus de 11 MMDH.
De nombreux projets prometteurs ont été lancés ou déjà entamés à Fès-Meknès, entre autres le parc industriel Ain Chegag (PIAC), le nouveau site d’Alstom à Fès et le projet de la zone industrielle «Fez Smart Factory» (FSF), pour ne citer que ces exemples d’envergure.
Le PIAC, dont les travaux ont été lancés dans la province de Sefrou, constitue sans nul doute une Zone d’accélération industrielle (ZAI) aux multiples enjeux socioéconomiques et environnementaux.
Dédié en grande partie aux industries très polluantes de cuir, le PIAC entend créer des emplois dans la région de Fès-Meknès, au taux de chômage supérieur à la moyenne nationale, tout en palliant ce déficit en zones industrielles structurées, attractives et écologiquement responsables et productives.
Le second projet, est non des moindres, qui vient renforcer le florilège des initiatives industrielles lancées au niveau de la région, est le nouveau site d’Alstom à Fès.
Étalé sur une superficie de 3,4 ha, ce nouveau projet d’envergure s’inscrit dans le cadre du plan d’aménagement, de valorisation et de développement de la zone industrielle dite ex-COTEF, une référence de l’industrie nationale du textile durant les années 1980.
Ce projet industriel tend à donner un nouveau souffle à la zone industrielle ex-COTEF, qui constituera un catalyseur de la relance de l’activité économique régionale.
Le projet pilote de la zone industrielle «Fez Smart Factory» (FSF) est un autre chantier dédié à renforcer la dynamique socioéconomique de la région et booster sa compétitivité.
Aménagé sur le campus de l’Université euro-méditerranéenne de Fès (UEMF), la FSF devra contribuer à ériger toute la région Fès-Meknès en pôle de croissance prometteur. Mobilisant une enveloppe budgétaire de 1,4 milliard de DH, ce projet sera réalisé dans le cadre d’un partenariat entre l’UEMF, le Conseil de la région Fès-Meknès, la section Fès-Taza de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et la société Alten Delivery Center-Maroc.
Fruit d’un partenariat public-privé, ce projet est conçu pour être un incubateur et un accélérateur de start-up, en proposant des services d’ingénierie pour l’industrie et les laboratoires de recherche et de développement.
La FSF, qui répond aux besoins d’amélioration de la productivité industrielle et des performances environnementales et sociales, à travers la mise à profit des concepts de l’industrie 4.0, s’inscrit «parfaitement dans une vision d’avenir» pour la capitale spirituelle et le Maroc.
Pour accompagner et capitaliser sur ces acquis, le Centre régional d’investissement (CRI) a lancé, au cours de 2021, un appel à manifestation d’intérêt pour appuyer techniquement et financièrement la décarbonation des TPME industrielles de la région en ciblant les projets de croissance verte sur la base des résultats d’un enquête lancée auparavant, ciblant les entreprises industrielles.
Cette étude qui vise à établir une classification de ces unités en fonction de critères spécifiques, fait partie d’un plan d’actions élaboré par le CRI et l’AMEE, afin de faire du programme «Tatwir croissance verte» une vraie réussite au niveau de la région, pionnière en matière de décarbonation.
Le double enjeu de cette démarche étant de réduire leur facture énergétique et consolider leur compétitivité à l’international.
Le tissu industriel de la Région contribue à hauteur de 5,8% du PIB national du secteur et engendre un chiffre d’affaires à l’export de 4,2 MMDH (dont 45% pour le textile et le cuir).
Fès-Meknès constitue, aujourd’hui, l’une des plus importantes régions industrielles du Maroc, avec ses 1 619 unités extractives employant environ 43 000 personnes. L’agroalimentaire et le textile/cuir représentent à eux seuls 68,7% de la valeur ajoutée de l’industrie de la Région. Elle entend s’imposer, aux côtés de Kénitra et Tanger, comme un pôle majeur d’équipementiers automobiles.