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Mounir El Houma : «Nous sommes fréquemment sollicités par les Européens»
Le marché national de l’ingénierie-conseil pour la réalisation des projets d’infrastructures a représenté près de 3 MMDH en 2024. L’expertise de Novec pour la construction de barrages est fréquemment sollicitée par des partenaires étrangers.
Directeur général délégué chez Novec, Mounir El Houma cumule une expérience de plus de trois décennies. Pour «La Vie éco», il décortique les principales caractéristiques du marché marocain, tout en expliquant les objectifs des groupements noués par son entreprise afin de soumissionner aux grands marchés d’infrastructures.
Comment est structuré le marché de l’ingénierie pour la réalisation des projets d’infrastructures au Maroc ? À combien est-il évalué ?
Le marché de l’ingénierie-conseil au Maroc s’est structuré au fil des années. Nous comptons de très belles structures qui font la fierté de notre pays. Il y a une prépondérance de bureaux d’ingénieurs-conseils de petite taille qui enrichissent et musclent notre écosystème. Pour la réalisation des projets d’infrastructures, le marché national de l’ingénierie-conseil a représenté près de 3 MMDH au titre de l’exercice 2024.
Et le potentiel qu’offre l’organisation du Mondial 2030 laisse présager de belles années pour l’infrastructure au Maroc en général et pour notre profession en particulier. Grâce à son expertise multidisciplinaire (mobilité, aménagement urbain, aéroports, stades, bâtiments…), le Royaume continuera à jouer son rôle de locomotive sur ce marché.
Pour décrocher le marché d’assistance à la maîtrise d’ouvrage de la LVG Kénitra-Marrakech (1,4 MMDH), Novec s’est appuyé en consortium sur les français Egis Rail et Systra. Un passage nécessaire ?
Les groupements servent souvent à mettre en commun des expertises pour offrir le meilleur rendu et cela se fait dans les deux sens.
Nous nous rapprochons de nos partenaires européens ou autres lorsque l’expertise doit être complétée et, pareillement, nous sommes sollicités par nos partenaires lorsqu’ils ont besoin de notre expertise et/ou de notre connaissance des enjeux de certains territoires. L’ingénierie requiert de la flexibilité, de l’adaptabilité et de l’intelligence collective, nous n’avons pas de frontières.
Il est également fréquent de nous voir en groupement avec des confrères locaux. L’ingénierie-conseil est un marché de qualité et pas de compétition. Le marché que vous mentionnez illustre parfaitement mes propos.
Il s’agit d’un projet ambitieux qui nécessite la mobilisation de nombreuses ressources et expertises. Quelle que soit la taille du cabinet d’ingénierie-conseil, il lui sera impossible de réussir seul le pari de ce chantier titanesque.
Dans quels domaines Novec est-il sollicité par des cabinets de conseil européens ?
Novec n’est pas un nouvel acteur du marché de l’ingénierie-conseil. Son expertise et sa crédibilité ont été construites à travers ses différents succès. À l’instar de tous les cabinets de conseil, nos succès reposent sur la matière grise de nos talents.
Et aujourd’hui, nous avons la chance de pouvoir compter sur les meilleurs techniciens et ingénieurs du pays qui font le choix d’accompagner leur pays dans l’excellence.
Grâce à leur professionnalisme et leurs diverses expertises, nous sommes sollicités dans de nombreux domaines, notamment la construction de barrages pour laquelle Novec est fréquemment sollicité par des bureaux d’ingénierie européens, notamment français. Ce partenariat s’inscrit dans le cadre de la construction de barrages en Afrique, au Moyen-Orient et même en France.