Affaires
Maroc-France : Une feuille de route en préparation pour approfondir la coopération numérique
À Genève, le Maroc et la France ont réaffirmé leur volonté de bâtir une coopération stratégique dans l’intelligence artificielle, fondée sur l’innovation, la souveraineté numérique et une vision commune d’une IA éthique centrée sur l’humain, avec de nouvelles échéances déjà programmées.
Le renforcement de la coopération entre le Maroc et la France dans les domaines du numérique et de l’intelligence artificielle a été au centre d’un entretien tenu, ce lundi à Genève, entre la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni, et la ministre française déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du numérique, Anne Le Hénanff.
Organisées en marge du premier Dialogue mondial sur la gouvernance de l’intelligence artificielle, les discussions ont porté sur plusieurs axes de coopération, notamment la recherche et l’innovation, le développement des talents, l’accompagnement des start-up et des entreprises, l’intégration de l’intelligence artificielle dans l’économie et les services publics, ainsi que la gouvernance, les infrastructures et la souveraineté numérique.
Les deux responsables ont également évoqué des perspectives de partenariat fondées sur la co-innovation, le transfert de compétences et le développement des capacités locales.
À l’issue de cette rencontre, Amal El Fallah Seghrouchni a indiqué que le Maroc et la France préparent une réunion prévue à la mi-juillet à Rabat, afin d’approfondir leur coopération dans le numérique et l’intelligence artificielle. Elle a souligné que les deux pays partagent des objectifs communs visant à renforcer leur compétitivité, consolider leur souveraineté numérique et réduire les dépendances technologiques.
Elle a aussi affirmé que Rabat et Paris défendent une vision commune d’une intelligence artificielle centrée sur l’humain, fondée sur la protection de la vie privée, la sécurité dès la conception et la mise de la technologie au service du citoyen. Elle a, en outre, rappelé l’engagement du Royaume dans les travaux internationaux consacrés à l’éthique de l’intelligence artificielle, notamment à travers sa contribution aux recommandations de l’Unesco.
De son côté, Anne Le Hénanff a indiqué que ces échanges s’inscrivent dans une coopération continue sur les questions du numérique. Elle a mis en avant les opportunités de collaboration autour de l’écosystème des entreprises innovantes, du cloud et de l’accélération du déploiement de l’intelligence artificielle dans les administrations publiques et les entreprises.
La ministre française a également déclaré que le Maroc et la France partagent une même vision de la souveraineté numérique, de la protection des citoyens, en particulier des plus vulnérables, ainsi que de la préservation des valeurs dans le développement de l’intelligence artificielle. Elle a salué le rôle du Royaume comme «moteur dans la modernisation, la numérisation et la diffusion de l’intelligence artificielle sur l’ensemble du continent africain», qualifiant le Maroc d’«interlocuteur naturel» pour développer une coopération stratégique dans ce domaine.
