Investissements
Maroc : des infrastructures orientées particulièrement vers les énergies renouvelables
Pour le déploiement de sa stratégie énergétique, le Royaume a érigé d’importantes infrastructures orientées particulièrement vers les énergies renouvelables. En parallèle, les stations de dessalement de l’eau de mer sortent de terre et confortent le Maroc dans son futur positionnement dans l’hydrogène vert.
Le Maroc peut se targuer aujourd’hui de figurer parmi les pays les plus avancés en matière de développement infrastructurel dans le domaine de l’énergie. Si l’accession du Roi Mohammed VI au Trône a été marquée par le lancement de chantiers sociaux majeurs visant un développement humain plus inclusif, elle a été particulièrement orientée vers un cap et un objectif légitime : la souveraineté énergétique. Une ambitieuse politique énergétique, audacieuse et clairvoyante a été initiée par le Souverain dont l’infrastructure est l’un des piliers phares. Outre les innombrables projets et chantiers lancés par l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) visant l’électrification de tout le territoire marocain, la politique énergétique du Royaume s’est inscrite dans le vert. L’agence MASEN a vu le jour et a porté la stratégie des énergies renouvelables, avec la construction de l’une des plus grandes stations solaires au monde, le complexe Noor à Ouarzazate. Depuis, les infrastructures dans les énergies solaire, éolienne et hydraulique ont connu un grand essor, surtout au niveau des trois provinces du Sud. Ces dernières devront d’ailleurs abriter les complexes les plus avancés dans le monde pour la production de l’hydrogène vert. L’un des premiers à sortir de terre sera l’émanation du groupe OCP qui sera le catalyseur de cette filière. Le leader mondial des fertilisants est en effet à pied d’œuvre, en partenariat notamment avec le centre de recherche IRESEN, pour le développement d’un complexe de production d’hydrogène vert dans le but de sécuriser ses approvisionnements en ammoniac. Mais pour réussir le défi du positionnement dans cette énergie du futur, le Royaume devra faire face à plusieurs défis liés au transport de cette énergie, en plus du développement d’une filière spécialisée dans la construction d’électrolyseurs.
Des stations de dessalement de l’eau de mer tous azimuts
Sur un autre registre, et pour le déploiement de la stratégie énergétique du Maroc, tout en assurant un approvisionnement durable en ressources hydriques, le Royaume a érigé d’importantes infrastructures hydrauliques dans le cadre du Programme national pour l’approvisionnement en eau potable et l’irrigation (PNAEPI) 2020-2027, mobilisant plus de 115 milliards de dirhams. Il s’agit de la poursuite de la construction de grands barrages avec l’achèvement des travaux de construction des barrages en cours et le lancement des travaux de 20 nouveaux barrages. L’objectif est d’atteindre une capacité de stockage de 27,3 milliards de m3. Il s’agit également de la construction des petits barrages pour le développement local avec une enveloppe budgétaire annuelle de 600 millions de dirhams. Mais le chantier le plus stratégique pour le Royaume demeure la construction de stations de dessalement de l’eau de mer. Une stratégie qui donne déjà ses fruits, puisque la capacité globale installée de 12 stations existantes s’élève actuellement à 179 millions m3 par an, auxquels s’ajoutent quelque 37 millions de m3 issus du dessalement des eaux saumâtres, avait précisé le ministre de l’Équipement et de l’eau, Nizar Baraka. Cette capacité de production a d’ailleurs été renforcée par 110 millions de m3 à la faveur des apports de deux stations de Safi et Jorf Lasfar réalisées par le groupe OCP en vue d’approvisionner les villes de Safi et d’El-Jadida en eaux potable et industrielle. Cette capacité se développera dans les prochaines années avec des projets en cours de lancement ou de mise en service, notamment à Sidi Ifni, Tarfaya, Dakhla et Casablanca. Plusieurs stations sont actuellement en cours de réalisation, la plus importante étant celle de Casablanca-Settat, avec une capacité de 300 millions m3/an et dont la première phase de construction se fera dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP), a indiqué le ministre.
