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Ferroviaire : 164 MDH pour électrifier 12 sous‑stations de la ligne Kénitra–Marrakech

L’ONCF renforce l’axe ferroviaire Kénitra–Marrakech avec un projet d’électrification de 12 sous-stations, raccordées au réseau 60 kV de l’ONEE BE, pour un investissement de plus de 164 MDH. Cette initiative stratégique vise à moderniser les infrastructures ferroviaires, améliorer la régularité des circulations et préparer le réseau national à absorber la croissance du trafic voyageurs et marchandises.

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L’Office national des chemins de fer (ONCF) a lancé un nouvel appel d’offres pour renforcer l’alimentation électrique de la ligne classique reliant Kénitra à Marrakech, avec un accent particulier sur le raccordement de 12 sous‑stations au réseau 60 kV de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE‑BE).

Ce projet stratégique s’inscrit dans la dynamique de modernisation des infrastructures ferroviaires du pays, alors que le trafic voyageurs et marchandises continue de croître sur l’un des principaux axes du réseau national.

Le chantier est structuré en deux volets complémentaires. Le premier, dit «lot aérien», porte sur le raccordement de 7 sous‑stations situées principalement dans les provinces de Berrechid et d’El-Jadida. Parmi ces sites figurent des emplacements stratégiques, tels que le Grand Stade, Nouaceur nouvelle ville ou encore le nouveau terminal de l’aéroport. Le budget alloué à ce lot est d’environ 18,02 MDH, pour un délai d’exécution fixé à 12 mois, à compter de la notification de l’ordre de service.

Le second volet, le «lot souterrain», concerne 5 sous‑stations situées dans des zones urbaines denses, notamment à Zenata, Aïn Sebaâ, Casa Sud, Sidi Maârouf et Settat. Les travaux souterrains, plus complexes techniquement, nécessitent un budget nettement plus conséquent, estimé à 146,2 MDH, et devront être réalisés dans un délai de 14 mois.

L’enveloppe globale du projet dépasse ainsi 164 MDH, confirmant l’importance accordée à cet investissement par l’ONCF.

L’Office souligne que tous les travaux et études devront être réalisés selon les spécifications techniques de l’ONEE‑BE et les normes de sécurité en vigueur, afin d’assurer une alimentation électrique stable, capable de répondre aux besoins actuels et futurs du trafic ferroviaire.

Ce renforcement de l’infrastructure électrique s’inscrit parallèlement aux chantiers d’envergure déjà engagés, tels que l’électrification de lignes existantes ou la poursuite des travaux de la ligne à grande vitesse (LGV) Kénitra–Marrakech, un projet structurant pour les liaisons Nord‑Sud du pays.

Cette initiative illustre la volonté de l’ONCF d’investir dans les infrastructures de base pour améliorer la fiabilité opérationnelle, réduire les interruptions de service et préparer le réseau à absorber une demande croissante.