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En Couv’. Green H2, le Maroc est-il préparé pour la révolution énergétique mondiale ?

Sollicité de partout, le Royaume est prêt pour faire partie de l’aventure énergétique de demain. En leader potentiel, il a toutes les cartes en main pour décider sous quelle nature il va fournir son H2 vert : gaz, électricité ou carburants synthétiques.

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Le 28 juin sera une date clé. Lors de la première session du dialogue stratégique entre les deux pays, tenue à Berlin, le Maroc et l’Allemagne ont signé une déclaration visant à établir une alliance commune pour le climat et l’énergie. L’objectif étant de mettre en place une coopération accrue en matière d’adaptation au climat, de développement des énergies renouvelables et de production d’hydrogène vert. C’est le mot magique et le cœur de la nouvelle politique de coopération entre les deux pays.
La veille, le Royaume a signé avec la Turquie deux accords, dont l’un porte sur les énergies renouvelables et l’hydrogène vert, entre autres. Le 11 juin, au terme d’une visite de la ministre slovène des Affaires étrangères, une déclaration conjointe a été signée dans laquelle les deux pays ont mis en avant l’importance de donner un nouvel élan à la coopération économique dans les domaines d’intérêt commun, tels que l’énergie, l’environnement, les technologies vertes…

Principalement l’hydrogène vert.
Quelques mois plus tôt, en janvier, l’Italie a lancé, dans le cadre de son initiative «Green Corredor», des études pour un pipeline la reliant au Maroc. L’objectif principal de cette initiative est de garantir un approvisionnement fiable en hydrogène vert en provenance du Maroc vers l’Italie. Cet hydrogène sera ensuite acheminé via la Slovénie et la Croatie vers l’Allemagne et aux Pays-Bas.
Fin avril, alors qu’il se trouvait au Maroc à la tête d’une forte délégation du MEDEF, le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, avait annoncé : «Nous voulons ouvrir l’ère d’une nouvelle coopération en matière d’énergie décarbonée entre la France et le Maroc. Ça va concerner l’hydrogène, l’éolien, le solaire».
Il est clair que le Maroc se trouve aujourd’hui au centre des enjeux énergétiques internationaux que d’autres pays ont compris et ont donc voulu se positionner, annonçant des investissements au Maroc dans le domaine. C’est qu’en Europe voisine, l’hydrogène reste une énergie qui fait rêver. La France, par exemple, compte plus de 150 projets d’industrialisation ou de recherche autour de l’hydrogène. L’Allemagne, pour ne citer que ces deux puissances industrielles européennes, a confirmé, début février, son projet de développement massif de nouvelles centrales à gaz, convertibles à l’hydrogène. «Les nouvelles centrales à gaz ne fonctionneront au gaz naturel que pour une période transitoire. À partir de 2035 et jusqu’en 2040, elles devront passer du gaz naturel à l’hydrogène vert. Les dates exactes de la transition devraient être fixées en 2032», a notamment souligné le gouvernement fédéral allemand. Ces centrales devront être «hydrogen-ready», c’est-à-dire conçues pour être converties au fonctionnement à l’hydrogène. En d’autres termes, l’industrie européenne ne fonctionnera presque plus avec les énergies fossiles, y compris les moins polluantes comme le gaz.
Ceci explique sans doute pourquoi la première économie de l’Europe est intéressée à ce point par le Maroc. Sa ministre des Affaires étrangères vient d’ailleurs de le confirmer : «Le Maroc dispose des conditions idéales pour la transition énergétique et la production d’hydrogène vert. L’Allemagne souhaite devenir un importateur de cet hydrogène», a-t-elle déclaré lors de la conférence de presse au terme de cette première session du dialogue stratégique multidimensionnel.

L’alternative au gaz, c’est le Maroc
En Europe, comme un peu partout dans le monde, une nouvelle révolution énergétique est entamée. Le Maroc y a une place de choix. Mais le Royaume est-il préparé ? Dispose-t-il de moyens et de capacités pour jouer ce rôle dans la nouvelle géopolitique de l’énergie mondiale ? Certainement. C’est certes un domaine nouveau, mais le Royaume a pris soin de l’étudier pour élaborer son Offre pour les investisseurs.
Techniquement, le procédé est simple et les intrants sont disponibles en abondance. Il suffit de briser une molécule d’eau pour obtenir cette énergie du futur qu’est l’hydrogène. Ses implications sont énormes sur le marché mondial de l’énergie. L’OPEP par exemple aura, à terme, perdu toute importance. D’autres pays vont entrer en jeu, et le Maroc en fait partie. Et il a déjà une longueur d’avance sur beaucoup d’autres futurs producteurs de l’hydrogène vert. Pour en produire, en effet, il suffit de disposer de deux éléments : l’eau et l’électricité verte. Le procédé industriel et la technologie sont largement dominés depuis déjà longtemps. L’électricité provient de l’éolien et du solaire alors que l’eau est produite par le dessalement. Stratégiquement, le Royaume est bien mieux placé que beaucoup d’autres pays, avec ses 3.600 kilomètres de côtes et un vaste territoire bien ensoleillé et avec suffisamment de vent. Plus encore, il abrite un projet de production intégré qui est déjà bien avancé, initié dans le cadre de la coopération allemande. C’est la première usine de référence pour la production d’hydrogène vert au Maroc. L’usine de 100mW, financée à hauteur de 300 millions d’euros par la banque allemande KfW, devrait produire environ 10.000 tonnes d’hydrogène par an, soit suffisamment pour produire 50.000 tonnes d’acier vert par exemple. Situé à Guelmim, le système est composé de plusieurs éléments: des panneaux solaires installés sur un plateau dans la province et des éoliennes construites sur la crête montagneuse qui borde le plateau. L’électricité produite par ces éoliennes et ces systèmes solaires est acheminée vers la ville portuaire de Tan-Tan, où une unité de dessalement d’eau de mer est en construction. L’eau est introduite dans un système d’électrolyse pour produire de l’hydrogène vert qui pourrait être exporté via des installa-tions à prévoir. Un nouveau port dédié est d’ailleurs à l’étude. Le projet piloté par MASEN et réalisé dans le cadre d’un partenariat public-privé servira, précise-t-on, de référence en termes de rentabilité de production d’hydrogène vert en Afrique et pour renforcer la confiance des investisseurs privés au Maroc.

Ce qu’offre le Royaume
Récapitulons : le Maroc maîtrise déjà depuis des années, et il est d’ailleurs le leader africain dans le domaine, les énergies renouvelables. Il vient de lancer un vaste plan de dessalement de l’eau de mer avec une vingtaine de stations d’ici 2030. La troisième étape, l’électrolyse, il en est encore au stade de la R&D, comme un peu partout dans le monde. Le plus grand électrolyseur expérimental est installé dans les locaux de l’UM6P, plus précisément au cœur du Green Park Energy du Benguerir.
Développé par l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN), en partenariat avec l’UM6P, ce premier système de production d’hydrogène vert, doté d’une unité d’électrolyse pilote de 20 kW de capacité, est alimenté par le photovoltaïque. Les deux partenaires comptent d’ailleurs lancer vers la fin de cette année avec le groupe OCP la plateforme «Green H2A» qui est dédiée à la recherche et à l’innovation dans l’hydrogène vert et ses applications.
Cette fois sur le plan industriel, flairant le potentiel du Maroc dans le domaine, le géant belge John Cockerill, leader mondial des électrolyseurs alcalins, a décidé de créer une joint-venture avec une entreprise marocaine pour développer une gigafactory de fabrication d’électrolyseurs alcalins (5 mW et plus) qui sera la première en son genre en Afrique.
En parallèle, le groupe I’OCP a entamé le développement de son propre écosystème de l’hydrogène vert. Le groupe vient d’ailleurs de conclure une joint-venture avec l’australien Fortescue Energy pour fournir de l’hydrogène vert, de l’ammoniac vert et des engrais verts au Maroc, à l’Europe et aux marchés internationaux.
Voilà pour la production. Mais faut-il encore préciser à quel niveau le Maroc compte s’arrêter. Ses futurs partenaires (marchés) qui se sont déjà manifestés et même certains investisseurs qui ont annoncé des projets au Maroc ont marqué leur intérêt pour le produit brut, c’est-à-dire le gaz ou encore la molécule. L’Allemagne qui devra importer jusqu’à 70% de sa demande en hydrogène à l’avenir, mais ne dispose pas de l’espace et des conditions nécessaires à une production importante, mise sur le Maroc.
Ce n’est pas seulement l’Allemagne, où la première centrale à cycle combiné hydrogène fonctionne, à Leipzig, depuis octobre de l’année dernière avec un rendement de 93%, mais c’est toute l’Europe qui a placé tant d’espoirs dans la transition énergétique marocaine. Le pays bénéficie de conditions climatiques extrêmement favorables, a déjà investi massivement dans les énergies renouvelables et se trouve aux portes de l’Europe, entre autres atouts qu’il saura sans doute mettre en avant. Seulement, estiment des experts dans le domaine, c’est de loin l’option la moins rentable.
Dans le meilleur des cas, le Royaume se contentera de louer ses terres aux investisseurs étrangers et de toucher éventuellement des royalties sur les exportations. Un schéma économique classique adopté aujourd’hui par plusieurs pays exportateurs des hydrocarbures.

Souveraineté énergétique
Or, plusieurs signes montrent que le Maroc a bien l’intention d’aller plus loin dans la chaîne de valeur. Il y a évidemment le projet du groupe OCP pour la production d’un million de tonnes de l’ammoniac vert, mais ce n’est que l’un des dérivés de cette nouvelle énergie.
En février, l’ONEE a signé un MoU avec Nareva et GE Vernova pour reconvertir la centrale électrique de Laâyoune à l’hydrogène vert. Une première en Afrique! Cette centrale, alimentée par trois turbines à gaz, fonctionnera à 100% à l’hydrogène vert, une fois le projet bouclé. Les résultats de cette expérience pourraient ouvrir la voie à une intégration à grande échelle des turbines à gaz avec de l’hydrogène vert. Dans la stratégie de la transition énergétique adoptée par le Royaume, il est prévu que les deux centrales à cycle combiné gaz (CCG) de Tanger et celle thermosolaire de Beni Mathar ainsi que la future CCG, objet d’un appel d’offres lancé dernièrement, prévue dans la région de Kénitra, fonctionneront toutes, à terme, à l’hydrogène vert. En attendant, ces centrales vont continuer à fonctionner au gaz importé via le gazoduc MGE. Le programme gazier, annoncé il y a quelques années, prévoit trois autres CCG, dont deux à Jorf Lasfar pour une capacité totale de 2.400 mW. Voilà un deuxième produit dérivé de l’hydrogène vert, l’électricité.
Le Maroc ayant déjà mis en place, depuis 1997, une interconnexion électrique avec l’Espagne et signé, en décembre dernier, un projet d’interconnexion avec le Portugal, est tout à fait en mesure d’exporter vers l’Europe de l’électricité produite avec l’hydrogène vert.
Le projet Xlinks, pour lequel l’Allemagne aurait manifesté son intérêt, pourrait également servir pour transporter l’électricité produite avec le H2. Et quand la conjoncture politique s’y prêtera davantage, l’électricité produite au Maroc pourrait même arriver jusqu’en Italie, via l’interconnexion maghrébine.
Par ailleurs, dans l’Offre Maroc, l’ONEE est chargé d’accélérer la réalisation de son plan d’équipement et ouvrir au secteur privé l’opportunité d’investir dans le réseau électrique national, pour renforcer davantage les liaisons de transport d’énergie électrique produite à partir de sources d’énergies renouvelables entre les provinces du sud du Royaume et le reste du pays.
Le Maroc, et c’est un autre volet, pourrait également devenir, à terme, producteur des e-carburants, le gaz et le fuel synthétique. Les e-fuels, pour simplifier, sont des carburants fabriqués à partir d’hydrogène vert et de CO2 capté dans l’air ou les fumées d’usines. Ils sont destinés à des secteurs qui échappent au tout-électrique: l’aérien, le fret maritime et l’industrie. Le secteur n’est pas encore au point. Les premières usines de production d’e-fuels commencent à peine à voir le jour ou sont en projet. L’armateur danois Maersk, par exemple, a lancé, une première usine de production d’e-méthanol, un e-carburant qui intéresse beaucoup le secteur maritime. L’allemand Porsche, quant à lui, a ouvert dernièrement une usine pilote de production d’e-fuel au Chili, mais qui est destiné plutôt à l’automobile. C’est une industrie qui n’est qu’à ses débuts et le Royaume peut s’y faire une place.
De toutes les manières, l’Offre Maroc s’applique aux projets intégrés, de l’amont depuis la génération d’électricité à partir d’énergies renouvelables et l’électrolyse, jusqu’à l’aval avec la transformation de l’hydrogène vert en ammoniac, méthanol, carburants synthétiques ainsi que la logistique y afférente. Mais, prudent, surtout dans un secteur lui-même émergent, le Royaume opte pour une démarche graduelle, y allant phase par phase.

La chaine de valeur maîtrisée
Reste le plus important, et sans doute le chaînon le plus compliqué et le plus coûteux de la chaîne de valeur de l’hydrogène vert : le stockage et puis le transport. Inutile de le préciser, on le sait depuis les cours élémentaires de chimie, l’hydrogène est l’élément chimique le plus léger, c’est aussi la plus petite molécule gazeuse. Les problématiques de transport et de stockage sont évidentes et se posent donc d’elles-mêmes.
Deux solutions techniquement possibles consistent soit en sa compression ou sa liquéfaction. Ainsi, à titre d’exemple, 5 kilogrammes d’hydrogène comprimé pour être stocké nécessitent un réservoir de 125 litres. Cela alors que 5 kilogrammes de ce gaz à l’état liquide peuvent être contenus dans un réservoir de 75 litres.
Seulement, pour le réduire à l’état liquide, il faut une température de -253°, alors que l’azote liquide est à -196° et l’oxygène liquide à -183, deux gaz dont le processus de production, de stockage et de transport est largement maîtrisé par l’industrie marocaine. L’option de réservoirs d’acier, comme c’est le cas du GPL ou du GNL, n’est manifestement pas la bonne.
Pour résoudre ce problème, l’on a recours à une technique qui fait déjà ses preuves pour le gaz naturel et le gaz du pétrole depuis les années 70 : le stockage dans les cavités salines. Des expériences ont été lancées l’année dernière en France par exemple, et les résultats semblent probants. Dans l’Offre Maroc, encore une fois, ce procédé est d’ailleurs prévu. Une carte qui accompagne la circulaire du chef du gouvernement précise les sites abritant ces «cavités salines de stockage potentielles», notamment dans la zone située à Agadir et à Essaouira, au nord de Safi, dans la région de Casablanca et dans le Nord. Plus encore, il se trouve que le Maroc domine déjà cette technique aussi. Peu de gens ont certes entendu parler de la SOMAS, mais c’est une société qui existe depuis le milieu des années 1970. La Société marocaine des stockages est aujourd’hui l’unique société en Afrique spécialisée dans ce type de stockage qui consiste à conserver le gaz butane dans des cavités salines à 500 mètres de profondeur. À la date de sa privatisation, en 1996, elle exploitait deux cavités souterraines salines de stockage. En 2013, une troisième a été mise en service ainsi qu’un nouveau centre de chargement à la pointe de la technologie. Janvier 2022, la société a conclu un partenariat HDF Energy (Hydrogène de France) pour développer, à terme, une infrastructure de stockage d’hydrogène vert dans des cavités salines dans la région de Mohammédia.
C’est un élément de taille, un «game changer» dans le domaine si l’on ose dire. Ce qui plus est un élément qui permet au Maroc de mieux maîtriser la chaîne de valeur de l’hydrogène vert et de garantir, en même temps, sa souveraineté énergétique.
Pour ce qui est du transport, le mode n’a pas tellement changé, des camions-citernes et des bateaux méthaniers peuvent faire l’affaire, avec évidemment un certain nombre d’améliorations techniques. L’azote, l’oxygène, le GPL, etc., sont déjà des gaz transportés sous état liquide ou pressurisé, et dont le procédé est maîtrisé au Maroc.
Il y a aussi le pipeline. Et là encore, l’un des atouts du Maroc c’est qu’au moment où il lance son Offre, le projet du gazoduc Nigéria-Maroc est déjà dans la phase du pré-lancement. Des études de relevé topographique le long de son tracé ont démarré et l’option d’un double usage, gaz naturel et hydrogène vert, est officiellement sur la table. C’est d’ailleurs le moyen le plus probable pour le faire acheminer vers les marchés consommateurs en Europe. Cela d’autant plus que la feuille de route de l’infrastructure gazière, lancée en mars dernier, s’inscrit déjà dans cette logique. Le programme qui s’étendra sur plusieurs années prévoit, en effet, de renforcer, à terme, l’accélération du développement des énergies renouvelables, le déploiement de l’Offre Maroc pour les nouvelles filières de l’hydrogène vert et de ses dérivés. C’est pour dire que le Maroc est déjà prêt pour l’aventure.


OCP, futur premier producteur et premier client ?
Dans son nouveau programme d’investissement vert (2023-2027), présenté devant le Roi en décembre de l’année dernière, le groupe OCP avait déjà les idées claires concernant ce nouveau secteur. Sa feuille de route, déjà en marche, prévoit en effet une composante dédiée qui sera déployée sur l’axe Tarfaya-Laâyoune-Boukraâ. C’est un écosystème complet avec, rappelons-le, l’édification d’un complexe de production d’ammoniac vert, d’une production annuelle de 1 million de tonnes, prévu au sud de Tarfaya. Ce complexe sera alimenté par un parc solaire (1,2 GW) et éolien (2,6 GW) totalisant une capacité de 3,8 GW. Une usine de production d’électrolyseurs, implantée dans la même zone que le complexe de production d’ammoniac, soutiendra l’ambition de ce projet assurant l’intégration industrielle locale dans cette nouvelle chaîne de valeur. Pour alimenter ces installations industrielles, une station de dessalement d’eau de mer, d’une production attendue de 60 Mm3, sera aussi réalisée dans la même zone. Dans le même sens, la joint-venture qu’il vient de créer, en avril dernier, avec l’australien Fortescue Energy vise, entre autres objectifs phares, une capacité de production intégrée à grande échelle d’ammoniac vert et d’engrais verts, incluant les énergies renouvelables, la génération d’énergie, l’électrolyse, l’ammonification et la production d’engrais et la fabrication de technologie et d’équipements verts.
Un Hub de R&D et de technologie, situé à proximité de l’UM6P avec de la recherche dans les énergies renouvelables, l’hydrogène vert et le traitement des minéraux est également prévu. En termes du R&D justement, le groupe est déjà pleinement dedans. En partenariat avec l’Institut Fraunhofer et l’UM6P, il a entrepris de développer l’utilisation de l’hydrogène vert et de l’ammoniac vert comme matières premières et a créé un laboratoire dédié à la recherche de solutions durables.