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Data centers: Un marché de plus de 500 MDH d’ici à 2028
Les investissements dans les centres de données devront quasiment doubler durant les 4 prochaines années au Maroc. C’est ce que révèle une étude d’un cabinet irlandais qui recommande au Royaume un positionnement «vert» sur ce marché prometteur.
Le marché des data centers est en plein boom au Maroc. C’est en tout cas ce que confirme une étude publiée ce mois et qui revient en détail sur les principales caractéristiques de ce marché capitalistique au Maroc et comment le pays pourrait devenir l’un des plus grands hubs numériques du continent africain, grâce notamment à des investissements substantiels dans les infrastructures, telles que les data centers.
L’étude menée par le cabinet Research and Markets prévoit une progression significative des investissements dans les centres de données au Maroc. Avoisinant les 27 millions de dollars en 2022, ces investissements devraient quasiment doubler pour dépasser les 51 millions en 2028, enregistrant ainsi une progression annuelle moyenne de 11,2%.
«Émergeant comme une plaque tournante essentielle pour le développement des centres de données en Afrique du Nord, le marché marocain attire d’importants investissements étrangers, principalement concentrés à Casablanca», souligne l’étude, avant de préciser que comparativement à d’autres régions africaines, l’économie du Maroc et son produit intérieur brut (PIB) global «ont affiché des performances satisfaisantes ces dernières années. L’infrastructure électrique fiable du pays renforce encore son attrait pour les investissements potentiels dans les centres de données».
Un positionnement dans les data centers «verts»
D’ailleurs, c’est sur ce point névralgique lié à l’électricité que devront, selon les auteurs de l’étude, se focaliser les pouvoirs publics au Maroc dans le cadre de leur positionnement dans le marché des data centers au niveau mondial. En effet, d’un côté, le secteur des énergies renouvelables au Maroc est en plein essor, avec une demande croissante de projets solaires, éoliens et d’hydrogène vert. De l’autre côté, les initiatives promouvant les centres de données durables ouvrent les portes à des opportunités respectueuses de l’environnement. Et c’est sur ce point, de bâtisseur de data centers «verts», que devra insister l’offre marocaine, surtout lorsque l’on sait que ces infrastructures sont énergivores.
«L’attrait du Maroc pour les développeurs de centres de données augmente en raison de la possibilité d’alimenter leurs installations avec des sources d’énergie renouvelable comme l’énergie solaire et éolienne. La disponibilité et l’investissement croissant dans ces options contribuent à l’attractivité du pays», insiste l’étude. De même, le marché marocain des centres de données de colocation a connu une expansion significative, alimenté par le besoin croissant de stockage et de traitement des données. Les prestataires internationaux et locaux ont soit établi des opérations, soit exprimé leur intention de le faire.
L’étude indique, par ailleurs, que des investissements substantiels de la part des opérateurs de services et des initiatives gouvernementales dédiées au développement des infrastructures numériques devront propulser la croissance future du secteur, créant des débouchés pour les fournisseurs, les entrepreneurs et les investisseurs dans le digital. «La croissance du marché marocain des centres de données devrait être stimulée par une connectivité accrue facilitée par le déploiement de câbles sous-marins. Actuellement, le pays compte environ cinq câbles sous-marins déjà opérationnels ou à divers stades de développement».
Dynamique des opérateurs
Le Maroc compte plusieurs opérateurs dans le secteur des data centers. Certains investisseurs clés sur le marché sont Africa Data Center, Gulf Data Hub, Inwi et N+ONE Datacenters, précise l’étude. L’on rappelle par ailleurs qu’en mai 2022, Oracle, pour encourager l’adoption du cloud, a ouvert son laboratoire de recherche et développement dans la région de Casablanca. Les laboratoires Oracle visaient à mettre à niveau les compétences dans le domaine du cloud. Dans cette dynamique, les opérateurs de télécommunications (Maroc Telecom, Orange Maroc et Inwi) ont joué un rôle important dans la connectivité à travers le pays, rappelle l’étude, et ce, via des investissements colossaux dans les infrastructures, en plus de l’établissement de centres de données aux standards internationaux.
