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Casa-Settat : 18 MMDH pour révolutionner les transports

Cette enveloppe prévue par le Plan de développement régional servira notamment à financer un RER considéré comme l’épine dorsale du nouveau schéma de mobilité de la région.

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Le Conseil régional de Casablanca-Settat déploie les gros moyens pour améliorer l’infrastructure de transport durant les cinq prochaines années. Il faut dire que la mobilité demeure «une question délicate» pour les Casablancais, comme l’a reconnu le président de la région, Abdellatif Maâzouz, lors du débat de La Vie éco sur la mobilité.

Les résultats d’une étude diligentée récemment par la Région montrent l’ampleur du défi : le nombre de déplacements à l’intérieur de la région dépasse de loin un million par jour, et 50% de ces déplacements se font par transport individuel. Une part qui pourrait passer à 70% si rien n’est fait, vu la croissance démographique et la hausse du pouvoir d’achat, tandis que la part du transport collectif (taxis, autobus, etc.) passerait à 20%, voire 30%, dans les meilleurs des cas. Une perspective cauchemardesque tant sur le plan du trafic routier que sur celui de la pollution.

Il y a donc urgence à réaliser un schéma de mobilité régionale qui prend en considération la dimension démographique et l’urbanisation, en bonne intelligence avec les autres intervenants. C’est ce qu’a fait la Région Casa-Settat, forte des prérogatives que lui confère la loi-cadre sur les collectivités territoriales.

11 MMDH pour le ferroviaire

«La mobilité durable est un axe prioritaire de la Région. Un plan complet a été élaboré visant à améliorer le secteur des transports, non seulement entre les différentes communes de la Région, mais aussi à l’intérieur de chacune d’entre elles», a souligné Abdellatif Maâzouz.

Des investissements conséquents seront ainsi consentis pour améliorer la qualité des services dans les moyens de transport à capacité élevée, notamment le ferroviaire et les autocars. Pas moins de 18milliards de dirhams seront ainsi mobilisés au cours des cinq prochaines années, rien qu’en infrastructures, dans le cadre du Plan de développement régional (PDR) 2022-2027.

Un tiers de cet investissement sera supporté par la Région elle-même, tandis que les deux tiers restants seront mobilisés par des partenaires comme l’ONCF, le ministère et les communes. «L’objectif est de détourner le transport individuel vers le collectif. Il faut tout faire pour que les gens renoncent à leur automobile ou à leur moto», a insisté Maâzouz.

Le ferroviaire constitue «l’épine dorsale» du schéma de mobilité régionale, et se taille même la part du lion du financement, puisque pas moins de 11 milliards de dirhams sur les 18 milliards prévus seront alloués à ce mode de transport.

Un investissement à la hauteur des ambitions de la région : «Avec le ferroviaire, nous voulons révolutionner le schéma de la mobilité à l’intérieur de la région, de Benslimane à Casablanca, avec un nœud au sud de la métropole, qui permet d’une part, d’aller vers Settat et Berrechid et, d’autre part, vers El Jadida et le port de Jorf Lasfar», a affirmé le président du Conseil régional.