Bouchra Baibanou a mis les plus hauts sommets sous ses pieds

Bouchra Baibanou

Ex-cadre au sein du ministère de l’Équipement, elle est la première Marocaine et Nord-africaine à escalader les sept plus grands sommets du monde.

Sa quête de montagnes ne la quitte jamais, même si elle a conquis les sept plus grands sommets du monde. Sa passion pour l’alpinisme a débuté au milieu des années 90 avec le Toubkal. «C’était en 1995 où je l’ai fait pour la première fois. Depuis, je suis animée par la conquête des sommets. D’ailleurs, à travers mon association (Delta Evasion), j’essaie d’encourager l’éco-tourisme, une activité qui trouve un bon écho auprès des passionnés de la nature», raconte-t-elle.
Mais tout n’a pas été facile. Au début, c’est en préparant un voyage en Tanzanie, en 2011, que cette native de Rabat entend parler pour la première fois du projet «Messner» qui consiste à conquérir les 7 plus hauts sommets du monde.
Ce fut donc le début d’un grand challenge et une aventure extraordinaire, qui l’ont vu vaincre d’abord le Kilimandjaro, plus haut sommet africain, en mars 2011, suivi par le Mont Blanc, le Mont El Brouz, l’Aconcagua, le Denali et le Puncak Java…
C’est en avril 2017 qu’elle s’attaque à l’Everest, le plus grand sommet du monde, culminant à plus de 8 840 m, devenant ainsi la première Marocaine et Nord-africaine à réaliser cet exploit. En 2018, elle conclut son périple en escaladant le Mont Vinson en Antarctique.
L’envie d’aller en avant à la quête de la pensée positive, elle la retrouve dans son milieu professionnel. «Gérer un projet professionnel nécessite les mêmes armes qu’un projet sportif. Il faut y croire, ne pas avoir la crainte d’échouer, car cela vous ouvre des opportunités auxquelles on ne pense pas. Cela requiert beaucoup de travail sur soi-même pour découvrir son plein potentiel que l’on sous- estime parfois», explique-t-elle. Comme quoi les valeurs sportives servent aussi dans la vie professionnelle. Sa formation aux techniques du coaching mental lui a permis de gagner en assurance.
Sa passion pour l’alpinisme, elle l’assure également à travers la promotion de son livre autobiographique «Mon chemin vers les 7 sommets du monde», primé en France et bientôt un film documentaire «Al Kima» (le sommet). Cette touche-à-tout ose les challenges les plus fous. C’est ce qui nourrit sa passion pour toute chose qu’elle entreprend.

Comment s’équiper ?

Il faut prévoir des bâtons de marche, une crème solaire, un sac à dos, un casque d’alpinisme, une lampe frontale (avec piles de secours), une paire de lunettes de glacier, un sac de couchage… Pour les professionnels de l’escalade, il faut prévoir un piolet classique, des crampons avec système anti-bot, un baudrier…

Quels vêtements porter ?

Tee-shirts techniques, parka en goretex, polaire, chaussures et pantalons de randonnée, cap de pluie, gants, chaussettes épaisses, bonnet…. Dans l’alpinisme, les vêtements sont plus que nécessaires.
Pour un débutant, le budget de base peut aller de 1 000 DH, voire plus pour des vêtements plus résistants.

Où pratiquer ?

Si le Mont Toubkal est connu pour l’alpinisme, il existe aussi de nombreux itinéraires à travers le Royaume. On peut citer à titre d’exemple le Jbel Tignousti (3 800 m) et l’Imsfrenam Cathédrale dans la région Béni-Mellal/Khénifra ; Jbel Ayachi (1 472 m) et Amzri dans la région Draâ-Tafilalt ou encore dans la région de Benslimane.