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Agriculture

Recherche agronomique : Le ministère de l’Agriculture abrite le Symposium international sur les mouches des fruits

Organisé pour la première fois au Maroc et pour la deuxième fois seulement sur le continent africain, ce Symposium met en lumière l’expérience marocaine dans le domaine de la technique de l’insecte stérile, développée dans le cadre d’un partenariat entre le ministère de l’Agriculture, Maroc Citrus et l’Agence internationale de l’énergie atomique.

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Le ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Ahmed El Bouari, a présidé, ce lundi 11 mai à Agadir, la cérémonie d’ouverture du 12ᵉ Symposium international sur les mouches des fruits d’importance économique (ISFFEI), organisé du 10 au 15 mai par le Complexe horticole d’Agadir de l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II, sous l’égide du ministère de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts.

Cet événement scientifique d’envergure internationale réunit près de 300 chercheurs, experts, responsables de la protection des végétaux, professionnels et étudiants représentant plus de 50 pays, autour des enjeux liés à la gestion durable des mouches des fruits, considérées parmi les principaux bioagresseurs affectant les filières fruitières à l’échelle mondiale.

Organisé pour la première fois au Maroc et pour la deuxième fois seulement sur le continent africain, après l’édition tenue en Afrique du Sud en 2002, ce Symposium confirme le positionnement du Royaume en tant qu’acteur engagé dans les domaines de la protection phytosanitaire, de l’innovation agricole et de la durabilité des systèmes de production. La désignation du Maroc comme pays hôte constitue une reconnaissance des avancées réalisées par le Royaume dans les domaines de la recherche agronomique, de la sécurité phytosanitaire et de la gestion durable des cultures.

Le Symposium met en lumière l’expérience marocaine dans le domaine de la technique de l’insecte stérile (TIS), développée dans le cadre d’un partenariat entre le ministère de l’Agriculture, Maroc Citrus et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), en tant qu’approche innovante de lutte intégrée contre les ravageurs, permettant de réduire l’utilisation des pesticides chimiques et de renforcer la durabilité des systèmes de production.

Le programme scientifique comprend dix sessions thématiques consacrées notamment à la biologie et à l’écologie des ravageurs, à la taxonomie, aux biotechnologies, à la lutte biologique, à l’écologie chimique et aux attractifs, à l’évaluation des risques phytosanitaires, aux traitements post-récolte, à la technique de l’insecte stérile, ainsi qu’à la gestion intégrée des ravageurs à l’échelle territoriale (Area-Wide IPM) et aux dimensions économiques, opérationnelles et stratégiques des programmes de lutte.

Visite de l’unité de production de mâles stériles de la cératite

Dans ce cadre, le ministre a effectué une visite à l’unité de production de mâles stériles de la cératite, située dans la préfecture d’Agadir Ida-Outanane, première infrastructure de ce type au Maroc dédiée à la mise en œuvre de la TIS. Réalisée dans le cadre de la stratégie Génération Green 2020-2030, cette unité constitue un projet structurant visant à renforcer la compétitivité et la durabilité de la filière agrumicole nationale.

Édifiée sur une superficie globale de 8.340 m² pour un investissement de 74 millions de dirhams, l’unité a pour vocation de produire localement des mâles stériles de la cératite en quantité industrielle suffisante pour couvrir les besoins des vergers agrumicoles nationaux. Ce dispositif permet de réduire significativement l’utilisation des pesticides chimiques, d’améliorer la qualité sanitaire des fruits et de répondre aux exigences phytosanitaires des marchés internationaux et aux impératifs de durabilité.

La cératite (Ceratitis capitata), communément appelée mouche méditerranéenne des fruits, représente l’un des principaux défis phytosanitaires pour les agrumes marocains, notamment en raison des impacts sur la qualité des productions et des interceptions à l’export.