Saisie d’une grande quantité de drogue à Tanger et de près de 2,5 millions d’euros et 20 kg d’or à Oujda

Plus de 1.200 kg de chira ont été intercepté par la Marine Royale au large de Tanger. Pour sa part, la DGSN annonce avoir saisi 20Kg de plaques d’or et plus de 2 millions d’euros provenant probablement d’activités criminelles.

Un garde-côtes de la Marine Royale en mission de patrouille maritime a procédé à l’arraisonnement très tôt ce samedi, au large de Tanger près des grottes d’hercules, d’une embarcation avec trois trafiquants et trente cinq ballots de chira, représentant un poids dépassant les 1.200 kilogrammes. Les contrevenants, les moyens matériels saisis et la cargaison de stupéfiants ont été remis à la Gendarmerie Royale de Tanger pour procéder aux enquêtes et poursuites judiciaires.

Par ailleurs, les éléments de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) d’Oujda, ont saisi, vendredi soir, en coordination avec le service préfectoral de la police judiciaire de la ville et sur la base d’informations précises fournies par les services de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), 20Kg de plaques d’or et 2.489.870 euros qui pourraient provenir d’activités criminelles.

Dans un communiqué, la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) indique que les recherches et les investigations menées dans le cadre de cette affaire ont permis d’interpeller quatre individus pour leurs liens présumés avec ces actes criminels et de saisir cinq voitures et 12 lingots, qui pèsent 20 Kg, 110.000 dirhams, ainsi qu’une somme de 2.489.870 euros, ajoutant que l’enquête est en cours pour déterminer l’origine et les tenants et aboutissants de la possession de cette somme d’argent.

Lors des perquisitions menées par les éléments de la police pour interpeller un cinquième individu dans la région de Beni Drar, pour son implication présumée dans cette affaire, un policier a été contraint de tirer deux balles de sommation, à cause de l’opposition farouche qu’a manifestée un groupe d’individus par le jet de pierres, ce qui a causé la blessure d’un policier, précise la DGSN.

Les quatre mis en cause ont été placés en garde à vue à la disposition de l’enquête préliminaire menée sous la supervision du parquet compétent pour déterminer tous les actes criminels attribués aux concernés, alors que les recherches et investigations se poursuivent pour interpeller le reste des complices, y compris les suspects qui ont refusé d’obtempérer et opté pour la violence à l’égard de fonctionnaires publics pendant l’exercice de leurs missions, conclut la même source.

(Avec MAP)