Retraite des parlementaires, le dossier est presque clos

• Les députés ont liquidé leur régime et les conseillers voulaient rafler leur cotisation et celle de l’Etat.

La Chambre des représentants a voté une proposition de loi portant liquidation du régime de retraite des parlementaires. Elle met fin à une aberration contestée de partout et depuis longtemps. La chambre des conseillers a décidé de faire de même. Une action hautement saluée par l’opinion publique. Au début seulement. Car quand la première Chambre a supprimé son régime de retraite, les termes de la liquidation veulent que la cotisation des députés actuels et anciens leur soit restituée. Pour ceux qui ont déjà touché leur pension, ils recevront la différence entre les sommes cotisées et les montants perçus. Pour les autres, ils se feront verser la totalité de leur cotisation qui est, rappelons-le, de 2 900 DH par mois. Faut-il préciser que la plupart des membres du gouvernement, principalement les ministres PJD actuels et anciens, vont tous en bénéficier, mais c’est un autre sujet. Maintenant pour les conseillers, ils ont décidé, et c’est clairement prévu dans la proposition de loi qu’ils ont soumise à la Chambre, de récupérer également la part de l’Etat dans le régime de retraite. En d’autres termes, en plus des 2 900 DH qu’ils ont cotisés, ils récupèrent également les 2 900 DH que le contribuable a cotisé pour eux. Tout allait bien, pour eux bien sûr. Les groupes parlementaires des partis, syndicats et du patronat se sont mis d’accord au sein de la commission pour voter le texte, malgré le remous que cela a suscité, notamment sur les réseaux sociaux. Sauf que quelques instants avant le vote, le PAM a décidé de ne pas voter le texte. Le chef du groupe parlementaire de l’USFP, qui avait émis des réserves depuis le début, s’est également rétracté et le PJD s’est retrouvé seul à défendre le texte. Le président de la commission des finances, le conseiller istiqlalien Rahhal Makkaoui, a finalement décidé de surseoir au vote et de reverser la proposition de loi dans le circuit pour examen complémentaire. Retour donc à la case départ.