Retraite des députés : le coup de bluff raté du PJD

• Le régime des retraites des députés est finalement liquidé.

Quand le président de la commission des finances, l’islamiste Abdellah Bouanou, également maire de la ville de Meknès, annonçait la réouverture du dossier de la retraite des députés, nombreux analystes s’attendaient à un nouveau coup du PJD. Effectivement, à la veille de la réunion de la commission consacrée à l’examen d’une proposition de loi présentée par l’ensemble des groupes parlementaires, sauf le PAM, portant sur le sujet, le PJD a annoncé sa rétraction. Dans une lettre adressée aux instances concernées, il informe du retrait de sa signature en bas de ce texte. Ce faisant il réclame haut et fort sa «nouvelle» position pour la «liquidation» du régime de retraite en difficulté depuis plus de trois ans. Sauf que, il faut nuancer, le PJD parle de «liquidation» et non de «suppression» comme le réclame par exemple la FGD. La différence est de taille. La première est synonyme d’un jackpot, notamment pour les élus du parti islamiste, y compris les ministres et les anciens ministres. Cela revient, en effet, à la restitution de l’ensemble des cotisations à la caisse de retraite, soit une coquette somme d’un peu plus de 170 000 DH par député par mandat. Le PJD voulait réaliser un joli coup de promotion avec, en sus, une jolie somme d’argent pour ses députés. La mise en scène a finalement échoué comme on a pu le constater, parce que le président du conseil national, également député et maire de Fès, qui a été chargé de l’exécuter, à eu la maladresse de s’en prendre aux influenceurs sur les réseaux sociaux. Mais c’est une autre histoire. Pour l’heure, la question de liquidation est tranchée. Ce qui reste donc à faire, c’est «régler certains détails techniques avec l’organisme qui gère la caisse de retraite des députés».