Rabat : Lancement de l’Africa Blockchain Week 2021

La Semaine africaine de la blockchain a débuté, lundi à Rabat, sous forme d’un sommet virtuel visant à donner aux acteurs majeurs de cette technologie l’opportunité de présenter un aperçu de la situation des banques virtuelles, de l’industrie de la crypto-monnaie et des paiements, tout en évaluant les défis réglementaires et les opportunités offertes par la blockchain aux pays africains.

Cet événement panafricain, co-organisé par NexChange Group et Marita Group, en partenariat avec l’Union africaine (UA), se poursuivra jusqu’au 1er juillet et donnera au Maroc l’opportunité de marquer sa présence dans ce secteur prometteur et d’avenir, tout en jouant son rôle de hub au niveau du continent pour permettre au secteur financier et bancaire africain, grâce à sa grande capacité d’adaptation d’évolution et d’innovation, d’intégrer la blockchain et d’en saisir les opportunités.

Dans une déclaration à la presse à l’ouverture du sommet, Juwan Lee, président de NexChange Group, a expliqué qu’il s’agit d’une collaboration entre NexChange et Marita Group qui, suite à une joint-venture, ont créé Marnex Blockchain Holding. Marnex lancera une série d’événements d’envergure au niveau africain et en particulier au Maroc qui, en plus d’être un hub, dispose du cadre légal favorable au développement de la blockchain.

« En très peu de temps, Africa Blockchain Week a réussi à réunir plus de 10.000 participants, ce qui en fait le plus grand événement lié à la blockchain jamais organisé en Afrique », a relevé M. Lee, faisant part de sa conviction que la blockchain aura un impact majeur, non seulement sur les établissements étatiques, mais sur chaque individu en Afrique.

La blockchain jouera un rôle important dans des secteurs qui ont une importance majeure pour l’Afrique, à savoir l’agriculture, la santé et l’inclusion financière, a-t-il précisé.

Cet événement, qui réuni aujourd’hui plusieurs décideurs, investisseurs, consultants et développeurs, « offre donc l’opportunité de sceller plusieurs partenariats qui verront le jour dans un avenir proche », a soutenu M. Lee.

Pour sa part, le PDG de Marita Group, Rahhal Boulgoute, a indiqué que ce sommet est une occasion unique d’échanger entre des experts reconnus des cinq continents dans le domaine de la blockchain, précisant que cet événement se tiendra désormais de façon annuelle et se fera en présentiel dès 2022 avec l’amélioration prévue de la situation sanitaire.

Les conditions particulières imposées par le nouveau coronavirus ont accéléré l’implémentation d’un nouveau modèle économique basé sur la digitalisation et la blockchain, a souligné M. Boulgote, notant qu’à travers cet événement, le Maroc offre à l’Afrique la possibilité de profiter des expériences américaines, asiatiques et européennes grâce à la présence de plus de 100 intervenants représentants des institutions internationales et des gouvernements leaders dans le domaine de la blockchain.

De son côté, Rob Charles, fondateur et président de Goldfingr, a loué cette initiative qui permettra de promouvoir le développement de l’Afrique grâce au partage de technologies et d’expériences, notamment dans le domaine de l’éducation.

Il s’est dit convaincu que cet événement aura un impact direct sur les investissements qui créeront de la valeur ajoutée non seulement au Maroc mais au niveau de toute l’Afrique.

Grâce à son interaction directe avec les nouvelles formes de technologie et le changement financier, la technologie blockchain est devenue une excellente alternative pour des millions d’Africains non bancarisés qui n’ont pas accès aux systèmes de paiement mobile.

Jusqu’au 1er juillet, ce sommet fera intervenir des acteurs majeurs de la blockchain et des décideurs sur des thématiques comme « les paiements Blockchain: paiements transfrontaliers, envois de fonds, règlement interbancaire », « les systèmes de paiement alternatifs pour la population non bancarisée », « l’identité numérique : transformer le paysage économique et politique de l’Afrique » et « le développement de la banque numérique en Afrique ».