Quand la CCG va, tout va !

Chaque dirham alloué à  la caisse génère 22 DH d’investissement.

La Caisse centrale de garantie fait son bilan d’étape. L’objectif étant d’évaluer la portée de ses interventions sur le financement des PME et TPE. D’après les résultats d’une étude réalisée par le cabinet international Deloitte pour le compte de l’institution, les engagements de la CCG ont couvert, à fin 2012, environ 14,5% de l’ensemble des crédits bancaires accordés à cette catégorie d’entreprises. Les 3/4 de ces garanties concernent les crédits pour création d’entreprises, suivis par les crédits pour la modernisation et le développement de l’outil productif (environ 20%).

Pour les retombées, l’étude d’impact démontre que 8 projets sur 10 agréés par la CCG n’auraient pas été financés par les banques sans la garantie de la caisse et que près des 2/3 des crédits avalisés n’ont été consentis que grâce à son intervention. Aussi, la garantie a-t-elle permis la réalisation d’un surplus de profits pour les banques. En effet, l’intervention de la CCG a permis une réduction du risque lié aux créations de TPE et de PME, encourageant ainsi les banques à augmenter leurs engagements envers cette catégorie d’entreprises plus risquée.

De plus, sur un plan macroéconomique, la garantie a permis, selon l’étude, de générer des recettes fiscales directes et indirectes au titre des opérations bancaires et des activités des PME garanties. Les retombées globales sont estimées à 2,8 DH de recettes pour chaque dirham de dotation débloquée. L’effet de levier étant également de mise : chaque dirham de dotation allouée par le Trésor à la CCG permet de mobiliser des crédits bancaires de 15 DH qui financent des investissements de 22 DH.