Post-Covid : Débat autour du rôle du secteur privé dans la relance économique au Maroc

Le rôle du secteur privé dans la relance de l’économie marocaine a été au centre d’un débat-conférence, organisé jeudi sous le thème « Le développement du secteur privé au Maroc : enjeux et perspectives dans le contexte de la pandémie de Covid-19. »

 

 

Tenue par visioconférence, cette réunion a pour objectif de présenter le premier rapport tripartite intitulé « Développement du secteur privé au Maroc : défis et opportunités en temps de pandémie de Covid-19 », fruit d’une collaboration de la Banque africaine de développement (BAD), la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).

A cette occasion, le responsable pays du bureau de la BAD au Maroc, Achraf Tarsim, a relevé que le rapport « balise la réflexion quand au rôle du secteur privé marocain dans la dynamique de croissance, de résilience et donc de relance économique ». Cela vise à contribuer à la mise en œuvre du nouveau modèle de développement (NMD) du Royaume et consacrer sa triple ambition de développement durable, de progrès social et d’émergence, a ajouté M. Tarsim.

De son côté, la cheffe de la représentation de la BEI au Maroc, Anna Barone, a indiqué que le secteur privé marocain a un potentiel en tant que moteur de croissance de l’économie. Ainsi, Mme Barone a fait savoir que le développement du secteur privé passe par l’investissement et qu’il est nécessaire de faciliter l’accès au financement aux plus petites entreprises, notamment celles qui sont portées par les jeunes et par les femmes et celles qui se trouvent dans les milieux ruraux.

« Développer les petites entreprises pourrait permettre d’accélérer le processus d’inclusion qui n’est pas uniquement financière mais aussi sociale, pour toute la population du Maroc », a-t-elle affirmé. Antoine Sallé de Chou, directeur de la BERD au Maroc a souligné que le rapport conjoint rejoint pleinement les conclusions du NMD. « Accélérer la transformation de l’économie marocaine vers un modèle durable et inclusif requiert une mobilisation accrue de l’investissement privé », a-t-il dit. Cette phase de relance post-Covid est le moment parfait pour parachever cette transition d’un modèle qui était jusqu’à présent tiré par l’investissement public vers un modèle qui donne plus de place à l’investissement privé, a-t-il soutenu.

La présentation du rapport a été suivie d’une discussion de haut niveau entre des personnalités du secteur privé et des représentants des trois banques multilatérales de développement et de la Commission européenne.

Les échanges ont notamment porté sur les recommandations visant à protéger le secteur privé et à libérer son potentiel. Cela dans la perspective de soutenir une croissance forte, résiliente et inclusive au Maroc. Avec ce premier rapport conjoint, la BAD, la BEI et la BERD soulignent tout le potentiel du secteur privé marocain pour devenir un acteur, encore plus essentiel, du développement du Royaume.