Pharmaciens : pourquoi ils font grève ce 27 décembre

Prévue pour juin dernier, les pharmaciens de la nation vont finalement mener une grève ce 27 décembre 2018. Ils plaident pour la résolution de leurs dossiers tant avec le ministère de tutelle, la Direction générale des impôts (DGI) et la Caisse Nationale de la sécurité sociale (CNSS).

Les pharmaciens du royaume seront en grève, ce jeudi 27 décembre 2017, nous confirme Mounir Tadlaoui, secrétaire général de la fédération nationale des syndicats des pharmaciens (F.N.S.P.M). Cette action, qui avait été décidée pour juin, a “été reportée suite à la nomination de  Jamal Taoufik », nouveau directeur du Médicament et de la Pharmacie (DMP).

Protection du monopole des pharmaciens 

“Nous avons maintenu la grève parce que nous n’avons rien reçu aucun retour concret de la part du ministère de la santé”, insiste le secrétaire général de la fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc.

Mais que revendiquent-ils au juste ? “Que la tutelle respecte ses engagements en matière des mesures de compensation, tant à la hausse qu’à  la baisse des prix ainsi que la sauvegarde du monopole de la distribution des produits pharmaceutiques, qui se vendent dans les kiosques d’une part et par des cliniques, d’autre part”, énumère le secrétaire général de la fédération nationale des pharmaciens.

Les professionnels du médicament plaident également pour une “campagne d’assainissement”, en particulier dans le monde rural. Objectif ? »interdire la vente des médicaments dans les souks, de manière illégale, échappant à tout contrôle”.  “Dans l’oriental, les médicaments sont vendus aux citoyens sur des ferrashas”, jure Mounir Tadlaoui. Dans ce sens, la source plaide pour l’activation des services de l’inspection du ministère.

Notre source appelle à ce que le département d’Anass Doukkali agisse  pour empêcher certaines cliniques de vendre des médicaments. “Le fait que certaines cliniques commercialisent des médicaments au même prix est interdit et cela porte préjudice aux marges des pharmaciens”, insiste-il.

Doléances sociales des pharmaciens

Dans le cadre de l’AMO des indépendants,  les pharmaciens veulent déclencher au plus vite des négociations avec la CNSS (CNSS) sur la base “de cotisations raisonnables”, précise le secrétaire général de la F.N.S.P.M.

Parmi les revendications des professionnels figure également le dossier de la fiscalité. “Nous avons fait des efforts pour ce qui est des médicaments du cancer. Nous réalisons des marges de 400 DH pour des médicaments qui coûte 20.000 DH. En effet, nous souhaitons que ces médicaments soient défiscalisés”, précise Mounir Tadlaoui.

Dans ce sens, une réunion est prévue, le 10 janvier 2019, entre les pharmaciens et le directeur général des impôts, Omar Faraj. Parmi les points qui vont être discutés lors de cette réunion : un abattement fiscal pour la compensation des pertes des produits ainsi que les spécificités de la profession sur le plan fiscal.