Modèle de Développement : Le think tank Al Mountada apporte sa contribution

Le think tank « Al Mountada » vient de publier un rapport sur sa « contribution à la réflexion nationale sur le nouveau modèle de développement » et ce, en prenant en considération les spécificités des territoires, « dans la mesure où les réalités et les atouts diffèrent selon les régions, et à l’intérieur des régions ».

Décliné en trois parties et 13 chapitres, cette contribution, sous forme d’un rapport, a été réalisée selon une approche territoriale et participative, résultat des cercles de réflexion, organisés dans les douze régions du Royaume, et qui ont rassemblé plus de 300 cadres, dirigeants, chercheurs, acteurs associatifs, étudiants.

Le rapport, comprenant plusieurs infographies explicatives, est élaboré autour de plusieurs axes, à savoir la voix des territoires, les bases d’un contrat social, l’architecture du nouveau modèle de développement, les limites de l’action publique, l’éducation, l’industrie, le développement territorial…

Ainsi, la démarche d’Al Mountada pour la réalisation de ce rapport a consisté à faire ressortir une intelligence collective, élaborer un diagnostic de terrain, réfléchir à des propositions ancrées dans la réalité du terrain et des habitants et dégager une vision partagée, à travers des cercles de travail menés dans plusieurs provinces de chacune des 12 régions du Royaume.

Plusieurs cercles de travail dans 16 provinces des différentes régions du Royaume ont été organisés, mobilisant 310 personnes, issues de différents horizons, acteurs associatifs et politiques, cadres et dirigeants (secteur public et privé), universitaires de différentes spécialités (économistes, sociologues, juristes,…) et étudiants. Dans un premier temps, la discussion a porté sur « l’architecture du modèle de développement la plus adéquate (…) afin d’identifier de manière collaborative les principaux axes et enjeux politiques et socio-économiques du modèle de développement que nous sommes tous appelés à construire ».

Ces cercles de travail ont permis de mesurer le haut niveau de conscience des citoyens des différents territoires du Royaume par rapport aux enjeux de la gestion publique, autant que leur esprit critique et constructif en ce qui concerne le développement socio-économique du pays, estiment les auteurs du rapport.

Dans ce rapport, Al Mountada indique avoir réalisé un sondage en partenariat avec OpinionWay sur la confiance des Marocains. Cette étude a été réalisée en 2019 auprès d’un échantillon représentatif de 1001 personnes et les questions posées ont cherché à sonder et à mesurer l’état d’esprit actuel des Marocains, leur ressenti général ou vis-vis de certaines institutions, leur regard sur la situation du pays, leurs priorités, leur intérêt pour la politique, les valeurs dans lesquelles ils se reconnaissent.

Selon la même source, les résultats de ce sondage, présentés par région, étonnants par moments, toujours enrichissants, doivent être lus en tenant en compte des marges d’incertitude de 1,5 à 3 points au plus (OpinionWay). Sur la base de ce sondage, le think tank relève que les insuffisances constatées en matière d’éducation et de santé n’empêchent pas les Marocains d’être largement positifs sur leur pays et son avenir. D’autres domaines de l’action publique suscitent par ailleurs leur satisfaction, en particulier la sécurité, indique le rapport, ajoutant que la grande majorité des Marocains se sentent libres dans tous les aspects de leur vie de citoyens. Cependant, les attentes de la société marocaine demeurent fortes, notamment parmi les plus jeunes générations qui ressentent moins cette liberté. Les autres parties du rapport portent sur les difficultés d’ordre paradigmatique, sur les limites de l’action publique, sur l’enfant et de l’éducation, sur l’ouverture démesurée et de la désindustrialisation et un chapitre sur les territoires et de la régionalisation.

A la lumière de toutes ces données et analyses, Al Mountada a élaboré un ensemble de recommandations relatives aux différentes thématiques.

Il s’agit notamment du recentrage de la société sur ses priorités, de la réforme des finances publiques et de l’Administration, de la réussite de la régionalisation, d’un écosystème de l’enfant et un système éducatif en phase avec les enjeux de la société, d’une convergence des politiques publiques vers un écosystème social de l’enfant et d’une nouvelle vision de la politique industrielle et pour une ouverture raisonnée et souveraine.

(Avec MAP)