Mali : Ibrahim Boubacar Keita président

Le nouveau président malien, Ibrahim Boubacar Keita, a remporté le second tour de la présidentielle avec 77,75% des voix, contre 22,39% pour son rival Soumaila Cissé.

Le nouveau président malien, Ibrahim Boubacar Keita, a remporté le second tour de la présidentielle avec 77,75% des voix, contre 22,39% pour son rival Soumaila Cissé, a annoncé jeudi le ministre malien de l’administration territoriale et de la décentralisation, le colonel Moussa Sinko Coulibaly. 

Le taux de participation a été de 45,78%, légèrement inférieur à celui du premier tour du 28 juillet (48, 98 %). 

Cissé avait reconnu sa défaite et félicité son adversaire dès lundi après la publication des premiers résultats qui montraient qu’il était largement battu.

Ibrahim Boubacar Keita, avec 2,305 millions voix sur 3,33 millions de suffrages exprimés, explose son score du premier tour (39,79 %) grâce aux voix de l’ensemble des candidats éliminés qui avaient appelé à voter pour lui. Avec ces voix, Cissé obtient lui un pourcentage supérieur à celui du premier tour (19, 17%). Ces résultats officiels et provisoires vont être transmis à la Cour constitutionnelle qui annoncera les chiffres définitifs à une date non précisée.

Cissé a déclaré mardi qu’il « fera avancer la démocratie par la contradiction, par des propositions », excluant sa participation au prochain gouvernement. « J’ai été ministre des finances de ce pays et la soupe n’est pas si grande que ça, » a-t-il ajouté. 

Pour son combat pour la présidence malienne, Il a affirmé : « Je ne me décourage pas parce que je suis toujours quelqu’un d’optimiste ».

Ibrahim Boubacar Keïta, qui doit en principe prêter serment en septembre, était ancien Premier ministre de 1994 à 2000, sous la présidence d’Alpha Oumar Konaré, et l’un des favoris de la présidentielle avortée de 2012. Président de l’Assemblée nationale (parlement) pendant cinq ans, IBK, 68 ans, avait créé en 2001 son propre parti, le Rassemblement pour le Mali (RPM), et a été deux fois candidat malheureux à la présidentielle, en 2002 et 2007.

Ayant pour slogan « le Mali d’abord », IBK avait affirmé que s’il est était élu président de la République, sa première priorité sera la réconciliation nationale, en commençant par « recoudre le tissu national qui a été abimé ».