l’UNESCO : Le nombre d’enfants non scolarisés augmente

Le nombre d’enfants non scolarisés s’est élevé à  124 millions en 2013, alors que l’aide internationale en faveur de l’éducation reste inférieure aux niveaux de 2010 , selon une étude publiée lundi par l’Institut de statistique de l’UNESCO (ISU) et le Rapport mondial de suivi sur l’Education pour tous (EPT).

« Malgré l’importance des ressources nationales, cette nouvelle étude avertit que, si les pays ne prennent pas des engagements sérieux afin d’accroître l’aide lors des prochaines conférences à Oslo et Addis-Abeba, l’éducation pourrait rester inaccessible pour des millions d’enfants et de jeunes » estime la directrice générale de l’UNESCO Irina Bokova. Selon les estimations de l’ISU, 24 millions d’enfants n’iront jamais à l’école. La moitié de l’ensemble des enfants non scolarisés en Afrique subsaharienne ne le seront jamais. Les filles sont les plus défavorisées, en particulier en Asie du Sud et de l’Ouest, où 80 pc des filles non scolarisées risquent de ne pas entrer à l’école, contre seulement 16 pc des garçons. Les conflits sont un énorme obstacle à l’éducation. « Les nouvelles données montrent l’impact dévastateur de la guerre civile en Syrie », a indiqué la directrice de l’Institut de statistique de l’UNESCO Silvia Montoya, relevant qu’avant le conflit, presque tous les enfants allaient à l’école primaire mais en 2013, près de deux millions d’enfants et d’adolescents étaient déscolarisés. Parallèlement, le Rapport mondial de suivi sur l’Education pour tous note que, malgré une légère augmentation de 6 pc de l’aide consacrée à l’éducation, les niveaux actuels sont 4 pc inférieurs à ceux de 2010 et qu’en l’absence d’engagements renouvelés, l’aide continuera de stagner au moins jusqu’en 2017.

Pour le directeur du Rapport mondial de suivi sur l’EPT, l »aide doit monter en flèche, et non augmenter progressivement de quelques points de pourcentage. 

« Cela ne se produira pas à moins que les donateurs ne se penchent sérieusement sur la question du financement », a-t-il dit, relevant que le Sommet d’Oslo sur l’éducation pour le développement et la troisième Conférence internationale sur le financement du développement qui se tiendra à Addis-Abeba le mois prochain, constituent une vraie mise à l’épreuve de l’engagement des donateurs. L’étude montre qu’un tiers seulement de l’aide en faveur de l’éducation de base a été allouée aux pays les plus pauvres. 

« Bien que plus de la moitié des enfants non scolarisés vivent en Afrique subsaharienne, l’aide à l’éducation de base pour la région n’a représenté qu’un tiers du total des ressources », précise la même source.