Londres aspire à  devenir un hub pour la finance islamique

Londres aspire à  poursuivre son développement et à  devenir un hub pour la finance islamique au niveau du monde occidental, a affirmé lundi le président directeur général de la société de promotion de la ville « London & Partners », Kit Malthouse.

« Londres se veut une ville internationale et un hub pour la finance islamique, de par sa diversité culturelle et ethnique et son ouverture aux entreprises et investisseurs étrangers, notamment en provenance du Golfe, de l’Asie et de la France », a avancé M. Malthouse lors d’une rencontre avec la presse en prélude à la 9ème édition du Forum économique islamique mondial (WIEF).

Toutefois, cette aspiration « suppose des investissements massifs pour accompagner le rythme croissant de la population et de l’activité économique », a relevé M. Malthouse.

Le PDG de « London & Partners », également maire-adjoint de la ville, a exprimé le souhait de Londres d’accueillir davantage d’étudiants étrangers, particulièrement en provenance des pays islamiques pour enrichir la mosaïque économique et culturelle de la métropole.

De son côté, le président de la banque islamique « Gatehouse Bank », Fahed Faisal Boodai, a justifié l’intérêt que portent les investisseurs du Golfe envers la capitale britannique, notant l’ouverture du Royaume-Uni vis-à-vis des produits financiers islamiques, ce qui en fait « une passerelle pour investir dans tout le continent européen ».

M. Boodai a souligné que la singularité de l’expérience londonienne dans la finance islamique provient du fait qu’elle réunit l’expertise du Moyen-Orient avec celle de l’Ouest en matière d’ingénierie financière, précisant que les principales activités qui bénéficient de ces moyens de financement sont l’immobilier et la préservation du patrimoine.

La neuvième édition du WIEF, organisée sous le thème « Un monde en changement, de nouvelles relations », se tiendra pour la première fois hors du monde musulman, du 29 au 31 octobre à Londres, et devra connaitre la participation du Chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, ainsi que de personnalités de haut rang, dont le Roi Abdallah II de Jordanie, le président afghan, Hamid Karzai, et le premier ministre britannique, David Cameron.