Loi de finances : le projet de nouveau devant les députés

La FDT a tout fait pour rejeter le budget de la justice.

Le projet de Loi de finances atterrit de nouveau devant la première Chambre pour une deuxième lecture. Le chef du gouvernement pourra néanmoins pousser un ouf de soulagement maintenant que son tout premier budget vient de passer in extremis le cap de la Chambre des conseillers. Le débat et l’adoption du texte auront pris un mois, jour pour jour, à la deuxième Chambre. Il a été présenté le 25 novembre et a été adopté dans la soirée du 25 décembre à 64 voix pour, 44 contre et une seule abstention. Il aura fallu la mobilisation des principales formations de la majorité représentées à la Chambre, l’Istiqlal et le MP, pour éviter le rejet du texte après que la commission l’a adopté in extremis à 8 voix contre 7, le 21 décembre. Cela dit, cinq budgets sectoriels ont été rejetés en commissions, dont principalement celui de la Justice. Ce dernier a été rejeté à 8 voix contre 5 grâce à la mobilisation des conseillers de la FDT qui ont voulu envoyer un message à Mustapha Ramid auquel les oppose un conflit qui n’a que trop duré à cause du dossier des greffiers.

Malgré le fait qu’il ne dispose que de trois sièges, ceux occupés par son bras syndical l’UNTM, le PJD a pesé de tout son poids : il a proposé 15 amendements, en plus bien sûr des quatre amendements présentés par le gouvernement et des 35 amendements présentés en commun par les partis de la majorité. L’opposition, elle, aura présenté 203 amendements dont 88 pour le seul parti du PAM, le RNI et le très dynamique groupe de la FDT ont présenté 32 amendements chacun alors que l’UC et l’USFP n’en ont déposé respectivement que 20 et 16. Au total, le gouvernement aura retenu 36 amendements et a brandi le veto qu’est l’article 77 de la Constitution à quatre reprises.