«L’œil & l’oubli» et les femmes – artistes

• Une sorte de recueil de portraits… Mais en réalité ce ne sont pas des portraits comme l’on pourrait croire à première vue.

Boujemaa Achefri, écrivain, journaliste, poète et critique d’art, vient de publier la première partie d’une nouvelle œuvre littéraire, intitulée «L’œil et l’oubli», consacrée à des femmes artistes. L’œuvre en soi est un hommage dédié à l’esprit d’une grande Dame, la sociologue marocaine feue Fatima Mernissi. «Elle était pionnière dans le domaine de l’émancipation de la femme et particulièrement la femme-artiste qu’elle défendait, soutenait et encourageait», confie M. Achefri. Ce dernier est déjà connu dans le domaine. Avec cette nouvelle publication, il ne fait que conforter une place bien méritée dans le milieu littéraire. «L’œil et l’oubli» est une sorte de recueil de portraits…Mais en réalité ce ne sont pas des portraits comme l’on peut s’y attendre à première vue. Il s’agit, en fait, de réflexions ou de pensées concentrées sur la beauté de l’art dans des expériences artistiques…de femmes artistes. Cela va de la peinture à la photographie moderne, en passant par la sculpture. Neuf femmes donc, dont trois marocaines, se partagent les pages de cette œuvre illustrée de photos, donnant ainsi au texte une physionomie très expressive. Elles ont au moins un point commun au delà du fait qu’elles soient artistes. Toutes, chacune dans son domaine, travaillent sur les mêmes thématiques que l’auteur privilégie dans ses œuvres littéraires. «Ce qui m’a poussé à écrire sur ces femmes artistes c’est ce sentiment d’affinité expressive. Ce besoin commun de redéfinir les limites de la liberté à travers l’art et, par extension, redéfinir les codes qui régissent la société dans sa dimension universelle. C’est en tant qu’artistes-femmes qu’elles créent et leur démarche est indissociable de l’affirmation du genre», explique l’écrivain.On retrouve ainsi la plasticienne serbe Marina Abramovic, la peintre et sculpteure canadienne, Marie-Josée Roy, la sculpteure marocaine Ikram Kabbaj, l’artiste libanaise Ninar Esber, les Françaises Colette Deblé et Keen Souhlal, les Marocaines Leila Cherkaoui et Kenza Benjelloun et enfin la Libanaise d’origine arménienne Annie Kurkdjian…
En lisant ces «portraits», pour certains cas, c’est comme si l’auteur répondait à une question émanant de la personne sujet d’écriture…Dans d’autres, on a l’impression que l’auteur parle le même langage spirituel que les hôtes de son bouquin. En fait, il les regarde d’un œil qui ne voit pas… Le lecteur doit s’interroger par lui-même sur ce qui lui est donné à voir et à découvrir.Ainsi, «L’œil et l’oubli» aurait un ambitieux et profond dessein de contribuer à rendre les êtres humains plus libres.