L’indice de la peur, Vix, à son plus haut niveau !

Grande montée de stress sur les places financières sur fond de crise majeure.

La finance mondiale est plongée dans l’incertitude ! Le spectre du Codiv-19 plane sur les grandes places boursières, provoquant une grande montée de stress et générant des mouvements de fond majoritairement à la baisse. Le 26 février, le Vix, indice de la peur, ou «Fear index» pointait à plus de 27. C’est le septième grand changement brusque de trend dans l’histoire de l’indice (créé en 1993). Ce qui veut dire que les amplitudes de variations vont jusqu’à 27% pour les actifs cotés avec une probabilité de 70%. (Le Vix cote en points de pourcentage à un niveau de confiance d’environ 70%). Quelques jours auparavant, le Vix fermait sur plus de 40%, son plus haut niveau depuis février 2019. Dans la sphère financière, au-dessus de 30 de points de pourcentage, le Vix indique les prémices d’une crise majeure. En parallèle, l’effet «Fly to security» (Migrer vers plus de sécurité) est très visible dans les transactions sur les actifs de Trésor, le yen et les métaux, notamment l’or, dans une moindre mesure. Ces actifs (appelés Havens pour leur grande sécurité en temps de troubles) ont vu leur prix augmenter depuis l’avènement des incertitudes en raison du Corona-virus. La place financière par Casablanca semble, pour le moment, épargnée par cette vague ! A la clôture de la séance du 25 février, les principaux indices de la cote étaient en hausse. Masi et Madex prenaient respectivement 0,28% à 12 442 points et 0,30% à 10 158 points. Le Ftse CSE Morocco 15 a gagné 0,50% à 11 052 points.

L’indicateur Vix, créé en 1993 par le Chicago Board Options Exchange, mesure la volatilité du marché financier américain en se basant sur le S&P 500. Cet indicateur fait parler de lui à chaque période d’incertitude. Il rencontre un fort succès aux Etats-Unis, où il est même possible de le trader. Sa mesure de la volatilité se traduit en fait par une mesure de la nervosité des marchés. Il est censé traduire approximativement les variations du S&P 500 sur une période de 30 jours à venir, qui est ensuite annualisée.