Les parlementaires écourtent leurs vacances

Au menu, plusieurs lois à  adopter d’urgence.

Les parlementaires vont reprendre le chemin de l’hémicycle pour une session extraordinaire, la deuxième depuis les élections de novembre 2011, prévue pour le milieu de ce mois de mars. A l’ordre du jour, un texte des plus importants pour le moment : un projet de loi qui complète l’arsenal juridique relatif au terrorisme. Le texte qui assimile le blanchiment d’argent destiné à financer des actions terroristes à du terrorisme a été adopté en catastrophe, devant la Commission de la justice, mardi 26 février. Ce projet de loi devrait être promulgué avant le mois de juin pour éviter au Maroc des complications dans son commerce extérieur. Le Maroc, classé parmi les pays à risque en la matière, risquerait, justement, de se voir interdire les transferts d’argent vers l’étranger pour payer ses importations.

Selon des sources parlementaires, l’ordre du jour de cette session extraordinaire des deux Chambres devrait comprendre d’autres points. Il s’agit notamment du bilan d’étape de l’action gouvernementale que le chef du gouvernement devrait présenter comme le veut l’article 101 de la Constitution. L’agenda électoral, remis le 21 février, aux présidents des deux Chambres devrait vraisemblablement être abordé au cours de cette même session. Toujours selon ces sources, il n’est pas exclu que des propositions de lois soient programmées pour cette session de manière à réduire le déséquilibre flagrant entre le gouvernement et les parlementaires en matière d’initiative de législation. De toute manière, l’ordre du jour sera décidé par le gouvernement et les bureaux des deux chambres qui devraient tenir leurs réunions dans les jours à venir. C’est lors de ces réunions que sera également décidée la date de la session. Celle-ci clora ses travaux, comme le veut la Constitution (art.66), une fois son ordre du jour épuisé.