Les hostilités reprennent entre l’Istiqlal et le PAM

Le projet d’un front d’opposition commun mis en veilleuse.

La relative accalmie entre l’Istiqlal et le PAM touche à sa fin. Et c’est Abdellah Bakkali, membre du comité exécutif, député et directeur de publication du journal porte-parole du parti, qui reprend les hostilités.

Il ressort de ses dernières sorties médiatiques que l’Istiqlal n’apprécie pas que son rival et néanmoins compagnon de l’opposition, le PAM, se présente en tant qu’alternative crédible et sérieuse au PJD en l’absence d’une offre politique concurrente des autres formations.

Ce qui a irrité le plus les Istiqlaliens c’est la référence souvent faite à leurs dissensions internes qui risqueraient de nuire sérieusement à leurs performances électorales. Pour ne rien arranger, la dernière décision du président de la deuxième Chambre, l’ex-SG du PAM Mohamed Cheikh Biadillah, de désigner un membre de son parti, Hakim Benchemmas et un autre conseiller MP pour représenter la Chambre au Conseil supérieur de l’enseignement et de la formation, est venue attiser encore plus les tensions.

L’Istiqlal rappelle, encore une fois, à son rival de l’opposition, que quand même si la Chambre a été maintenue telle quelle en cette période de transition, en attendant sa transformation au terme des prochaines élections communales, ceci n’empêche pas que les dispositions de la Constitution de 1996 soient activées.

En d’autres termes, si la Chambre devait rester telle quelle, cela ne veut pas dire que le président et le bureau qui la dirigent devraient s’éterniser à leur place après que leur mandat soit arrivé à échéance il y a déjà plus d’une année. Ces sorties médiatiques rappellent les guéguerres que se sont livrées les deux partis à la veille des élections communales de 2009 et législatives de 2011 et remettent en veilleuse le projet de construction d’un front d’opposition uni, progressiste et démocratique contre le PJD.