Les habitants des maisons menaçant ruine seront poursuivis en justice

Khalid Safir, wali du Grand Casablanca, a déclaré, lors d’une réunion tenue avec les parlementaires et élus de la ville, que la Commune urbaine et la Sonadac ne sont pas responsables des dégà¢ts humains occasionnés par les effondrements de certaines maisons de l’ancienne Médina.

Selon lui, «les victimes ont refusé de quitter leurs maisons en attendant que la Sonadac leur prépare des logements». Pour mettre fin à ce désordre, la wilaya de Casablanca en collaboration avec la Sonadac recourront désormais à la loi sur l’habitat menaçant ruine. «Une liste des habitats menaçant ruine sera préparée. Ensuite ceux qui refusent de quitter leurs maisons à l’amiable seront poursuivis en justice pour dégager toute responsabilité», déclare M. Safir. Pour rappel, la loi sur l’habitat menaçant ruine prévoit de lourdes sanctions contre les contrevenants. Des peines d’un à trois mois de prison et ou des amendes de 30000 à 50 000 DH peuvent être prononcées contre les propriétaires et les locataires qui refusent volontairement et sans raison valable de vider les logements après avertissement.