Les fonctionnaires de NARSA mènent une grève pour préserver leurs acquis

• Le mot d’ordre a été suivi par 98% du personnel.

Près de 737 fonctionnaires sont concernés par un mouvement de grève auprès de l’Agence nationale de la sécurité routière (NARSA). Une grève a été menée le 22 juillet dans tout le Maroc avec un taux de réussite de 98%. Selon un fonctionnaire militant de la FDT :

« Alors que l’article 15 de la loi 103-14 du 22 février 2018, portant création de l’agence, assure la préservation des acquis du personnel composant NARSA, le statut du personnel de l’agence, lui, comprend plusieurs dispositions réglementaires qui les rétrogradent de façon grave et visible».

Il s’agit, entre autres, des pertes constatées en matière d’échelles de salaires entre administrations et établissements publics. Pour remédier à cela, l’agence a institué une indemnité compensatrice pour toute personne lésée par ce changement de grade. Toutefois, toute augmentation future de salaire ne sera octroyée qu’à hauteur de 50%, jusqu’à épuisement du remboursement de ladite indemnité. Autre contestation : le changement du calcul de la prime annuelle de 12% de la masse salariale à chaque semestre, à 8,33%, le remplacement de la prime individuelle de 2,5 mois de salaire par semestre à 2 mois maximum, selon une évaluation du personnel et la suppression de l’indemnité de panier de 20 DH/jour ouvrable. Plusieurs autres lacunes sont relayées par notre source, à l’instar de l’ancienneté dont la base de calcul est différente selon l’institution d’où provient le salarié, les autres conditions statutaires de la NARSA qui sont, grosso modo, moins importantes que les autres établissements et ministère, avant intégration au sein de l’agence. Notre source ajoute que le dernier conseil d’administration a été tenu sans la présence d’un représentant du personnel. Notons qu’à la veille de la grève, l’agence a publié un communiqué relatant les avantages du nouveau statut de l’agence et qui a permis une augmentation nette de salaire variant entre 800 et 2 000 DH, en plus d’une prime annuelle équivalente à 2,5 jusqu’à 3 mois de salaire, octroyée semestriellement.