Le traitement à la chloroquine étendu à tous les cas suspects

Moins coûteux et plus rapide que le dépistage généralisé, ce procédé permettra de sauver beaucoup de vies.

On le sait, plus de 8 000 personnes contacts sont suivies de près par les équipes médicales. Mais les autorités sanitaires ont décidé que ce n’est pas suffisant pour juguler la propagation du virus. Aussi, passent-elles à l’étape suivante. Il ne s’agit pas d’un dépistage systématique, comme cela a été adopté dans certains pays, mais d’une approche toute différente. Le ministère de la santé a ainsi décidé, via une circulaire qu’il vient d’adresser à toutes les directions régionales de la santé et donc aux hôpitaux publics, de traiter tous les cas suspects à la chloroquine selon un protocole déjà mis en place, mais uniquement pour les personnes atteintes, depuis le 24 mars. Ainsi, selon la circulaire émise par le ministère de la santé, il s’agit de «démarrer le traitement, selon l’objet de la référence ci-dessus (NDLR. Circulaire N° 023/ DELM/2020 du 24 mars 2020 relative au traitement à la chloroquine), chez tout cas possible Covid-19 symptomatique, sans attendre le résultat de virologie et tout en envisageant son arrêt si le test est négatif». En toute logique, le traitement coûte moins cher que le test et permettra de gagner du temps en cas de résultat positif et donc de sauver des vies. «Traiter, même par précaution, à défaut de tester… Mon pays fait montre d’une approche téméraire mais judicieuse», lance un observateur. Des actions téméraires du genre, le Maroc en compte déjà un bon nombre depuis le début de cette crise sanitaire mondiale. Pour revenir à cette nouvelle approche à la fois de prévention et de traitement, les personnes contacts seront ainsi mises sous traitement en attendant les résultats de leur test. S’il s’avère négatif, le traitement sera bien entendu arrêté. Dans le cas contraire, le patient sera suivi médicalement selon le processus mis en place depuis le début de cette pandémie.