Le ministre du tourisme défend son mandat

Selon Lahcen Haddad, le Maroc a réussi à garder un niveau honorable malgré une conjoncture internationale peu favorable.

L’heure est au bilan pour Lahcen Haddad. Le ministre du tourisme a présenté, mardi 21 juin à Rabat, les réalisations du secteur pour la période 2012-2016. Le ministre a mis l’accent sur le fait que, malgré une conjoncture peu favorable, le Royaume a réussi à garder un «niveau honorable» sur la scène touristique mondiale. Ses chiffres sont à l’avenant. Le Maroc a reçu 10,17 millions de visiteurs en 2015, contre 9,3 millions en 2012, soit une progression de 9%. Le nombre de nuitées a progressé de 5%, à 17,486 millions. Les recettes voyages se sont accrues de 57,8 milliards à 58,5 milliards de DH (+1,2). Quant au PIB du secteur, il a atteint les 62,5 milliards de DH en 2015, en hausse de 9,6% par rapport à 2012. Le secteur représente 6,7 % du PIB national, 56% des exportations de services et 25% des réserves de change. Corrélativement, la capacité d’accueil s’est accrue de 23%, à 230000 lits en 2015. Toujours selon le ministre, le Maroc a préservé ses parts, voire progressé au niveau des marchés traditionnels (à l’exception de la France), et s’est positionné sur de nouveaux relais de croissance prometteurs, tels que la Scandinavie, l’Europe centrale et de l’Est, le Moyen-Orient, le Brésil, etc.  M. Haddad n’a pas manqué de mettre en évidence les programmes spécifiques (Programme de développement intégré du tourisme nature «Qariati» et du Programme de développement intégré du tourisme culturel «M’dinti»). A cela s’ajoute, dit-il, «l’accélération de la mise en œuvre du Plan Azur, à travers la reconfiguration du montage financier des projets et leur repositionnement durable». Un gros chantier qu’il laissera quand même à son successeur car malgré les annonces, ce dossier est plus compliqué qu’il ne paraît.