Le Maroc va dédier une unité de production d’engrais à  l’Afrique

La décision de SM le Roi Mohammed VI relative à  la création d’une usine de production d’engrais entièrement dédiés à  l’Afrique constitue une nouvelle illustration de l’engagement constant du Maroc en faveur d’une coopération sud-sud, agissante et solidaire.

S’inscrivant en droite ligne de la politique du Royaume érigeant la coopération avec les partenaires du sud parmi ses priorités, cette initiative, annoncée à l’occasion du forum économique maroco-malien, tenu à Bamako dans le cadre de la visite de SM le Roi au Mali, vise à accompagner la croissance des marchés africains à travers leur approvisionnement, continu et régulier, en engrais.

Ce projet, de par sa vocation, sa portée et le montant significatif (600 millions dollars) investi dans sa réalisation, confirme la vocation africaine du Maroc et illustre, encore une fois, le ferme engagement du Royaume à accompagner les pays du continent dans leurs marches pour la réalisation de la prospérité et du bien-être.

L’unité d’engrais de Jorf Lasfar, dont la production sera destinée exclusivement à l’Afrique, « est une première à l’échelle mondiale », a souligné à Bamako le PDG du Groupe OCP (Office chérifien des phosphates), Mostafa Terrab.

« C’est la première fois qu’un producteur d’engrais dédie une capacité qui n’est pas des moindres au marché africain, puisqu’il s’agit de un million de tonnes d’engrais par an », a-t-il déclaré.

Notant que ce projet s’inscrit aussi dans une volonté de faire utiliser les ressources naturelles en Afrique en priorité pour satisfaire les besoins des économies africaines, il a relevé que le coût d’investissement significatif pour la réalisation de cette usine, dont les travaux ont débuté il y a deux années, est de quelque 600 millions de dollars.

La réalisation à Jorf Lasfar d’une unité de production d’engrais dédiés entièrement au marché africain constitue une bonne nouvelle pour le continent, a affirmé, de son côté, le ministre malien de l’Energie et des mines, Boubou Cissé.

« Quand le Maroc se porte volontaire pour créer une telle unité industrielle et que le Mali, comme l’ensemble des pays africains puisse en profiter, c’est un soulagement pour nous tous », a-t-il dit en substance.

Tout en rendant un vibrant hommage à SM le Roi Mohammed VI pour cette initiative, M. Cissé a estimé que c’est à travers ce type de coopération Sud-Sud que le continent peut se développer.

Ce projet marocain constitue ainsi l’expression d’un leadership qui prône une coopération solidaire et mutuellement bénéfique, tout en étant soucieux du bien-être des populations du continent africain.

Conscient de l’enracinement profond de son appartenance africaine, le Maroc, partant d’une vision royale érigeant la coopération Sud-Sud parmi les priorités de la politique étrangère, a multiplié les initiatives et les actions pour renforcer la coopération avec ses partenaires africains et la hisser au niveau d’un véritable partenariat agissant et solidaire au service de la cause du développement.

C’est dans cette perspective que les multiples visites africaines effectuées par SM le Roi Mohammed VI, depuis Son accession au Trône, ont créé une nouvelle dynamique dans les relations avec de nombreux pays africains et donné une forte impulsion à la coopération Sud-Sud, érigée en choix stratégique par le Royaume.

Ces visites royales ont été couronnées par la conclusion d’une série d’accords de coopération touchant à divers domaines de développement économique, technique, social, culturel et humain, tels que la lutte contre la pauvreté et les maladies, l’agriculture et l’agro-alimentaire, les pêches, l’éducation et la formation, la gestion de l’eau et l’irrigation, les infrastructures de base et l’aménagement urbain, les technologies de l’information, et la gestion financière et les banques.

Traduisant dans les faits la vision Royale pour le développement, ces accords ont permis au Maroc d’initier, avec ses partenaires africains, un large éventail de projets et de joint-ventures à haute valeur ajoutée dans des domaines cruciaux pour le développement de l’Afrique.