Le déficit de liquidité devrait s’envoler à 47 milliards de DH à la fin de l’année

du système bancaire, que l’on évoquait il y a encore quelques mois, s’éloigne. Bank Al-Maghrib s’attend à ce que l’on termine l’année en cours avec un besoin de près de 47 milliards de DH, à comparer à seulement 15 milliards de DH en 2016.

L’institution a revu ses prévisions à la hausse de quelque 12 milliards de DH par rapport à juin dernier. La barre devrait monter encore plus haut l’année prochaine, à 53,9 milliards de DH, soit un niveau qui se rapproche des plus hauts déficits constatés les dernières années. Cela ne devrait néanmoins pas perturber la distribution de crédits au secteur non financier qui devrait croître selon les prévisions de BAM de 4,5 et 5% sur l’année en cours et en 2018. C’est dire que l’institution compte maintenir l’orientation accommodante de sa politique monétaire.