Le Conseil de la ville de Casablanca impose un horaire de fermeture aux cafés

La ville gagnerait énormément à réglementer l’occupation du domaine public.

La décision du Conseil de la ville de Casablanca d’imposer un horaire de fermeture aux cafés et aux restaurants de certains quartiers n’a pas été appréciée. L’Association nationale des patrons des cafés et des restaurants au Maroc (ANPCRM) a appelé conséquemment à une rencontre, tenue le 14 janvier à Casablanca afin de le faire savoir. Noureddine Harrak, président de l’ANPCRM, dit avoir même invité les autorités, à savoir le maire de Casablanca et la police judiciaire, pour assister à cette rencontre mais que nenni. Les conviés n’ont pas répondu présent. Quoi qu’il en soit, la décision prise par le Conseil de la ville, visiblement en réponse aux réclamations des riverains de certains quartiers, a été rejetée en bloc. «Nous rejetons catégoriquement cette décision qui nuit gravement à nos intérêts», nous a-t-il confié. L’ANPCRM en a profité pour soulever un problème plus grave, celui de l’occupation temporaire du domaine public, qui concerne en premier lieu les cafés et les restaurants. Ce qui ressort des déclarations de Noureddine Harrak est que les professionnels rejettent la responsabilité «de la situation actuelle» sur les autorités «auxquelles on doit imputer le manque de clarté et de cahiers des charges devant préciser ce que doivent payer exactement les cafés et les restaurants». Concernant ce dernier point, il ne faut pas oublier que les redevances de l’exploitation du domaine public constituent la deuxième source en termes de recettes fiscales à Casablanca, d’où son importance (voir interview Samira Razani, vice-présidente du Conseil de la ville de Casablanca, www.lavieeco.com). De plus, la ville gagnerait énormément à réglementer l’occupation du domaine public, et venir à bout de l’anarchie qui y règne. Mais cela ne sera pas chose aisée. Peut-être que le déploiement de la police administrative permettra d’y contribuer !