L’agriculture emploie 60% de la main d’oeuvre en Afrique

Le secteur couvre plus de 50% des besoins et du revenu des ménages.

L’agriculture emploie 60% de la main d’oeuvre en Afrique et fournit jusqu’à 40% des recettes d’exportation, indique la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA).

Le secteur couvre également plus de 50% des besoins et du revenu des ménages, ajoute la Commission dans son rapport économique sur l’Afrique 2012.

Selon le document, l’agriculture reste l’ossature des économies africaines, toutefois, le secteur n’a pas bénéficié d’un grand intérêt de la part des gouvernements du continent.

Les médiocres résultats du secteur sont dus entre autres à l’absence de l’infrastructure rurale et interrégionale essentielle, l’accès limité des agriculteurs au crédit et la faible base de compétences des petits exploitants, estime l’étude.

Les chaines de valorisation et les systèmes innovateurs des petits exploitants agricoles sont à un stade embryonnaire, tandis que les secteurs des engrais et de l’irrigation sont sous-développés, indique la même source.

De ce fait, la production vivrière par habitant a chuté tout comme a stagné la production agricole et la transition démographique prend du retard. Pour remédier à cette situation, les experts de la CEA estiment que la transformation de l’agriculture est une condition préalable à la libération du potentiel de développement du continent.

Ils soulignent dans ce sens l’intérêt que peut présenter l’expérience des pays d’Asie de l’est où la transformation de l’agriculture a servi de base à l’industrialisation des économies.

L’augmentation du revenu des agriculteurs a créé une demande soutenue de moyens de production agricoles, de services de transformation et de commercialisation ainsi que de biens de consommation et de services, puis a suivi le passage à des stratégies d’industrialisation axée sur l’exportation, qui ont provoqué une croissance rapide dans l’industrie et dans les centres urbains, rappelle le rapport publié conjointement par la CEA et l’Union africaine.