La dette intérieure de l’Etat s’envole à  410 milliards de DH

Elle est en hausse de 14,4% par rapport à  fin décembre.

La dette intérieure de l’Etat s’est établie à 409,9 milliards de DH à fin octobre 2013, en hausse de 14,4% par rapport à son niveau de fin décembre 2012. Cette augmentation est expliquée par le recours du Trésor au marché intérieur pour un montant net de 51,5 milliards de DH (différence entre les souscriptions aux bons du Trésor pour 146,8 milliards de DH et les remboursements pour un montant de 95,3 milliards de DH). En 2012, à la même date, le Trésor avait levé 38,2 milliards de DH nets. Il y a donc cette année des besoins de financement plus importants, qui résultent en particulier de la baisse des recettes (-1,7%). Dans cette baisse globale des recettes ordinaires, on note spécifiquement la diminution des recettes de l’impôt sur les sociétés (-10,3% ou -3,6 milliards de DH), conséquence de la chute des versements effectués par certains gros contribuables, comme l’OCP, Maroc Telecom et d’autres sociétés du secteur financier, entre autres. Et comme les dépenses ont, elles, augmenté, sauf pour la compensation (-8,2%), il fallait bien emprunter pour couvrir ce qui n’a pu l’être par les recettes. La Trésorerie générale du Royaume précise à cet égard qu’une partie des dépenses ordinaires et la totalité des dépenses d’investissement ont été financées par l’emprunt. Ce qui veut dire que les soldes ordinaire et global sont tous deux déficitaires : le premier de 14,5 milliards de DH (au lieu d’un déficit de 6 milliards en octobre 2012), et le second de 50,3 milliards de DH (au lieu de 34 milliards un an auparavant). Dans ces conditions, et nonobstant les évolutions qui peuvent être enregistrées au cours des mois de novembre et décembre, le stock de la dette en 2013 pourrait franchir le seuil des 60% du PIB.