La décolonisation du Sahara marocain irréversiblement scellée depuis 1975

La décolonisation de cette partie du Maroc a été définitivement scellée en 1975, suite à la signature de l’Accord de Madrid, le 14 novembre 1975, avec l’ancienne puissance coloniale, l’Espagne, et ce, conformément à l’article 33 de la Charte de l’ONU.

À la veille de la célébration du 46e anniversaire de la Marche Verte, samedi 6 novembre, la question du Sahara est au cœur du débat aux Nations Unies. A la réunion de la 4e commission de l’ONU, et au fil des jours, la position marocaine ne cesse de recueillir des appuis un peu partout dans le monde. Nous avons vu comment les pays du Golfe ont exprimé clairement et sans équivoque leur soutien indéfectible à la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud et comment ils ont appuyé le Plan d’autonomie comme seule solution crédible et réaliste à ce différend. Nous avons également vu comment certains pays de l’Amérique Latine, principalement Cuba et Venezuela, anciens alliés traditionnels du Polisario et de son mentor algérien, ont radicalement changé de position, ne soutenant plus la thèse selon laquelle la question du Sahara relèverait de la décolonisation. Les représentants de ces pays ont été clairs, cette question n’a plus à figurer dans l’agenda de la 4e Commission.

En effet, la décolonisation du Sahara marocain est “irréversiblement” scellée depuis 1975, suite à l’Accord de Madrid. C’est ce que vient d’affirmer encore une fois, à New York, l’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU, Omar Hilale. S’exprimant devant la 4e  Commission de l’Assemblée générale de l’ONU, M. Hilale a souligné que la poursuite de l’examen de la question du Sahara marocain par cette Commission est “anachronique”, «car la décolonisation de cette partie du Maroc a déjà été définitivement scellée en 1975, suite à la signature de l’Accord de Madrid, le 14 novembre 1975, avec l’ancienne puissance coloniale, l’Espagne, et ce, conformément à l’article 33 de la Charte de l’ONU».

Cet accord a été dûment consigné auprès du SG de l’ONU, le 18 novembre 1975, et validé par l’Assemblée générale des Nations Unies, dans sa résolution 3458B, du 10 décembre 1975. «Cet accord remplit pleinement les exigences de l’Assemblée générale, qui préconise une solution politique, négociée entre la puissance coloniale, l’Espagne, et la partie ayant droit, à savoir le Maroc. Ce qui lui confère la légalité juridique, la force historique et la légitimité politique, en tant qu’acte final de décolonisation du Sahara marocain», a fait observer M. Hilale.

Par ailleurs, alors que la 4e Commission était réunie, le Conseil de sécurité planchait, lui aussi, sur la question du Sahara et plus précisément sur le projet de résolution relative à la reconduction du mandat de la Minurso. Le Conseil de sécurité vient, en effet, d’adopter cette résolution sous le numéro 2602 sur la question du Sahara marocain, par laquelle il a réaffirmé, comme il le fait systématiquement dans toutes ses résolutions depuis 2004, que la solution à ce différend régional ne peut être que politique, réaliste, pragmatique, durable et de compromis.

A cet effet, le Conseil a demandé à Staffan de Mistura, le nouvel Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara marocain, de reprendre la facilitation du processus politique des tables rondes, avec ses 4 participants, le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Polisario. L’instance exécutive de l’ONU a, une nouvelle fois, réaffirmé la prééminence, le sérieux et la crédibilité de l’Initiative marocaine d’autonomie, qui constitue l’unique solution à ce différend régional, dans le cadre de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Maroc.

Ce faisant, le Conseil de sécurité a assumé sa responsabilité de préservation de la paix et la sécurité internationales, en confirmant la voie déjà tracée pour le règlement pacifique de ce différend régional. A l’opposé, comme l’a souligné le diplomate marocain, «la focalisation de l’Algérie et de certaines délégations, ici, à la 4e Commission, sur une approche idéologique et désuète pour le règlement de la question du Sahara marocain, est détachée des réalités historique, politique, juridique et humaine de ce différend, car elle reprend des thèses et des plans morts et définitivement enterrés».

«Alors que le discours de l’Algérie s’accroche au passé, les résolutions du Conseil de Sécurité se projettent vers l’avenir, en œuvrant en faveur d’une solution politique à ce différend régional», a poursuivi l’ambassadeur, rappelant que c’est justement afin de prémunir l’ONU de cette dichotomie statutaire et de ce décalage politique, que les pères fondateurs de l’Organisation internationale ont institué l’article 12 de la Charte des Nations Unies, qui interdit à l’Assemblée générale et ses commissions de faire des recommandations ou même d’examiner les questions inscrites à l’ordre du jour du Conseil de Sécurité.

Sahara : Aux chantages de l’Algérie, l’ONU insiste sur l’implication de toutes les parties

 

Malgré les chantages à répétition auxquels s’adonne désespérément l’Algérie au sujet du différend régional autour du Sahara marocain, l’Organisation des Nations Unies vient d’insister, une fois de plus, sur l’importance primordiale de l’implication de toutes les parties au conflit dans le processus politique, mené sous l’égide du Secrétaire général de l’ONU.

C’est ce qu’a bien réaffirmé le porte-parole adjoint du Secrétaire général des Nations Unies, Farhan Haq, lors de son briefing quotidien, mercredi à New York, lorsqu’il répondait à une question sur la dernière manœuvre en date de l’Algérie, qui a rejeté la résolution 2602 adoptée par le Conseil de sécurité ainsi que le processus des tables rondes.

«Nous croyons qu’il y a encore possibilité pour que toutes les parties et acteurs régionaux se retrouvent» dans le cadre du processus politique au sujet de la question du Sahara, a souligné le porte-parole du SG de l’ONU, relevant que le nouvel Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara marocain, Staffan de Mistura, discutera avec «toutes les parties et tous les Etats concernés dans la région» en vue de la reprise de ce processus.

N’en déplaise à l’Algérie, il y a lieu de rappeler que le Conseil de sécurité dans sa plus récente résolution sur le Sahara marocain a demandé à M. de Mistura, de reprendre la facilitation du processus politique des tables rondes, avec ses quatre participants, à savoir le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Polisario.

Plus encore, l’Algérie est considérée par le Conseil de sécurité en tant que partie. C’est pourquoi il l’a enjoint dans ses dernières résolutions, dont la 2602 de vendredi dernier, à participer aux tables rondes et l’a citée à cinq reprises, soit autant de fois que le Maroc.